Kenya: Le pasteur Paul Mackenzie inculpé pour 52 morts supplémentaires

Au premier plan, en polo rayé noir et blanc, le pasteur autoproclamé de l'Église internationale de la Bonne nouvelle, Paul Mackenzie, lors de son procès à Mombasa, le 10 juillet 2024.

Déjà poursuivi pour le massacre de Shakahola qui a fait plus de 450 morts en 2023, le fondateur de l'église internationale de Bonne Nouvelle a également été inculpé pour « terrorisme », « meurtres sur enfants » et « homicide » dans l'affaire de Kwa Binzaro, une localité de la côte kényane où un charnier de 52 corps avait été découvert en août dernier. Leur exhumation avait montré que les victimes étaient mortes de faim.

Au Kenya, le pasteur Paul Mackenzie a été inculpé pour « terrorisme », « meurtres sur enfants » et « homicide » dans une nouvelle affaire, ce mercredi 11 février. En compagnie de sept co-accusés, le fondateur de l'église internationale de Bonne Nouvelle a comparu devant les cours de Shanzu et de Mombasa pour le massacre de Kwa Binzaro, une localité de la côte kényane où un charnier de 52 corps a été découvert au mois d'août dernier. Comme pour les dépouilles des fidèles de la secte retrouvés en forêt de Shakahola deux ans plus tôt, l'exhumation des corps a montré que les victimes étaient mortes de faim...

Devant la cour de Shanzu où le procès pour « terrorisme » s'est ouvert, les huit prévenus ont plaidé non coupables. Ils y sont poursuivis pour leur appartenance à « une secte religieuse radicalisée [...] et un groupe criminel organisé [...] qui prône une idéologie violente en poussant à un jeûne extrême », peut-on lire dans l'acte d'accusation que RFI a pu consulter.

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Si ces faits ont eu lieu entre janvier et juillet 2025 - autrement dit à un moment où le pasteur Mackenzie était incarcéré depuis plus de deux ans déjà -, celui-ci est soupçonné d'avoir aidé Shallyne Temba, la prêtresse de Kwa Binzaro, à organiser ses sinistres desseins depuis sa cellule. Selon des observateurs de la société civile, des témoins auraient ainsi affirmé que l'un et l'autre échangeaient par téléphone.

Comme dans le cas du massacre de Shakahola, l'affaire de Kwa Binzaro a été divisée en plusieurs procès qui se tiennent devant des cours différentes. Ce mercredi, les procédures pour « meurtres sur enfants » et « homicide » se sont ainsi ouvertes devant la haute cour de Mombasa où les accusés n'ont pas pu plaider, la juge souhaitant qu'ils subissent d'abord une évaluation psychologique. D'après l'acte d'accusation, près de la moitié des victimes de Kwa Binzaro sont des enfants âgés de 6 mois à 17 ans.

Alors que les auditions du massacre de Shakahola, qui a fait lui plus de 450 morts, ne sont pas encore terminées, Paul Mackenzie repart donc pour un marathon judiciaire. Le procureur déposera lui un recours dans les prochains jours pour que les accusés ne puissent pas bénéficier d'une libération sous caution.

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