Moins d'une semaine après la dissolution de l'équipe de Herintsalama Rajaonarivelo, le président de transition, le colonel Michaël Randrianirina, a désigné dimanche 15 mars dans la soirée Mamitiana Rajaonarison au poste de Premier ministre.
« Je vous ai choisi pour une raison ». Le ton du colonel Michaël Randrianirina est martial. Pour ce deuxième acte de la Refondation, le président dit tout miser sur la « droiture ». Pour occuper ce poste, il a choisi un homme de confiance : Mamitiana Rajaonarison, un de ses anciens camarades de promotion de l'Académie militaire d'Antsirabe, dont il a loué l'intégrité dimanche soir.
Énarque et ancien officier supérieur de gendarmerie, Mamitiana Rajaonarison dirigeait jusqu'ici le Samifin, une entité nationale chargée de lutter contre les flux financiers illicites, et le blanchiment de capitaux. Un poste où il s'est taillé une réputation d'incorruptible jusque dans les rangs de la « Gen Z ».
Le maintien ou non de la ministre de la Justice scruté par la Gen Z
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Le 25 septembre 2025, il avait pris part aux manifestations qui ont conduit à la chute de l'ex-président Andry Rajoelina. Pour les membres du mouvement Gen Z contactés, sa nomination est un premier signal positif. Mais le véritable test interviendra vite lors de la formation du gouvernement. Et le maintien, ou non, de la ministre de la Justice sortante, très appréciée par cette jeunesse, sera scruté comme le baromètre de cette volonté de rupture.
D'ici là, Mamitiana Rajaonarison a une mission claire selon le président : unir les forces vives et redonner de l'espoir à une Nation, qui est « à un tournant », dit-il.
