· L'examen du document de stratégie pays 2024-2028 confirme que les priorités stratégiques restent d'actualité. La Banque définit des mesures pour accélérer les résultats d'ici 2028.
Le Groupe de la Banque africaine de développement a réaffirmé ses priorités de développement pour le Kenya après qu'un récent examen à mi-parcours a conclu que sa stratégie quinquennale pour le pays restait sur la bonne voie. L'institution continentale de financement du développement met en place de nouvelles mesures visant à améliorer les résultats d'ici 2028.
Une mission du Groupe de la Banque s'est rendue début mars au Kenya et a évalué les progrès réalisés dans le cadre de son Document de stratégie pays (DSP) 2024-2028. L'examen a été mené en consultation avec les ministères, départements et agences du gouvernement kenyan, des représentants du secteur privé, des partenaires de développement, des organisations de la société civile et le personnel de la Banque.
Elle a confirmé la pertinence continue des priorités fondamentales du DSP : stimuler la croissance tirée par le secteur privé grâce au développement des infrastructures et aux réformes politiques, parallèlement aux investissements dans le développement du capital humain. Les discussions ont également permis d'identifier les mesures pour accélérer la mise en oeuvre et les résultats pendant la période restante.
« Cet examen à mi-parcours confirme que notre engagement au Kenya s'inscrit pleinement dans les priorités nationales pour sortir la population de la pauvreté », a déclaré Caroline Ntumwa, économiste pays du Groupe de la Banque pour le Kenya. « Le mot clé est la pertinence : les domaines dans lesquels la Banque intervient correspondent aux besoins de développement du pays, ce qui souligne l'importance de notre soutien pour favoriser le développement durable », a poursuivi Mme Ntuma qui conduit l'examen à mi-parcours de la stratégie. « Nous continuerons à faire preuve de réactivité et à apporter un soutien conséquent, en accord avec les priorités du gouvernement », a-t-elle ajouté.
Le directeur général du Groupe de la Banque pour l'Afrique de l'Est, Alex Mubiru, a présenté les conclusions de l'examen notant que le Kenya évolue dans un espace budgétaire restreint tout en faisant face à des défis climatiques et urbains croissants, ainsi qu'à un taux de chômage élevé chez les jeunes. Ces défis soulignent la nécessité d'investir et de mener des réformes ciblées pour soutenir la croissance et élargir les opportunités économiques.
La délégation du Trésor national du Kenya, dirigée par son secrétaire permanent, a fait écho à cette urgence. Amos Cheptoo, directeur de la mobilisation des ressources, a souligné l'importance de veiller à ce que les jeunes soient intégrés dans tous les secteurs de l'économie.
« Tous les secteurs doivent s'adresser aux jeunes et créer des opportunités qui leur permettent de participer de manière significative au développement économique », a-t-il déclaré. Les évaluations ont porté sur les projets de transports, d'énergie, d'eau et d'assainissement, ainsi que la formation technique et professionnelle.
Les participants ont examiné la manière dont les interventions du Groupe de la Banque ont contribué à améliorer la connectivité, à renforcer la sécurité alimentaire et à élargir l'accès à une énergie fiable et abordable. Ils ont également passé en revue les progrès réalisés dans la mobilisation des investissements du secteur privé et la mise à profit des partenariats avec d'autres institutions de développement.
L'examen à mi-parcours du DSP a été suivi d'un atelier de deux jours sur les performances du portefeuille pays. Quelque 200 représentants des unités chargées de la mise en oeuvre des projets y ont pris part. Animée par Sam Kamara, chargé de programme régional pour l'Afrique de l'Est, la session a évalué les performances de mise en oeuvre des projets financés par le Groupe de la Banque au Kenya ainsi que les mesures visant à améliorer les résultats du portefeuille, y compris les principaux défis qui affectent l'efficacité de la mise en oeuvre des projets.
Les enseignements tirés de ces deux examens permettront d'ajuster l'approche de mise en oeuvre du DSP jusqu'en 2028. Le cadre actualisé mettra davantage l'accent sur les opérations à fort impact, renforcera la coordination avec le gouvernement et les partenaires, et contribuera à garantir que les activités financées par le Groupe de la Banque produisent des résultats de développement mesurables.