Afrique: Les Africains invités à adopter une culture de la cybersécurité et de la résilience numérique

Cybersécurité (Illustration)

Dakar — L'administrateur civil principal de classe exceptionnelle, Alyoune Badara Diop, a invité, samedi, les acteurs africains du numérique à adopter une culture de la cybersécurité et de la résilience numérique dans tous les projets, afin de bâtir une souveraineté solide à la hauteur des ambitions du continent dans ce secteur.

"Faisons de la cybersécurité non pas une contrainte, mais une culture. Faisons de la protection des données non pas une obligation légale, mais un engagement moral. Faisons de la résilience numérique non pas un plan de secours, mais le fondement de chacun de nos projets", a-t-il dit.

S'exprimant lors de la cérémonie de remise des prix des Africa T-Awards, le vice-président du jury de ce concours, a souligné qu'il s'agit d'une condition indispensable pour l'Afrique de bâtir une "souveraineté numérique solide, une confiance citoyenne durable et un avenir digital à la hauteur de ses ambitions".

Les Africa T-Awards, sont une "initiative panafricaine" qui a primé, samedi au Grand Théâtre national à Dakar, des projets innovants dans le domaine de la digitalisation responsable et sécurisée au service des usagers de huit pays africains.

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Selon l'ancien secrétaire général adjoint du gouvernement du Sénégal sous Macky Sall (2012-2024), les Africains vivent une période de "paradoxe fascinant" avec l'avènement des nouvelles technologies, estimant que "jamais l'Afrique n'a été aussi connectée, jamais ses administrations, ses entreprises, ses forces de défense et de sécurité n'ont autant misé sur le numérique pour servir les citoyens, moderniser leur pratique et accélérer leur développement".

Alyoune Badara Diop considère que cette révolution numérique comporte toutefois des inconvénients auxquels les citoyens s'exposent au quotidien.

"Cette révolution est réelle, tangible. Elle est source d'immenses espoirs mais elle porte en elle des vulnérabilités que nous ne pouvons plus nous permettre d'ignorer", a-t-il alerté.

Abondant dans le même sens, le conseiller technique au ministère de la fonction publique, Jonas Demba a également évoqué cette révolution engendrée par le numérique qui peut rapprocher durablement l'administration du citoyen à travers la simplification des procédures.

"La transformation numérique est souvent présentée comme une révolution technologique et n'en est pas moins une révolution administrative et institutionnelle. Elle nous oblige à repenser en profondeur le fonctionnement de l'État, à revisiter nos modèles d'organisation et à redéfinir la manière dont nous concevons et délivrons le service public", a-t-il dit.

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