Les entreprises font encore face à bon nombre de contraintes, ce qui peut les empêcher d'être compétitives et d'aller au-delà de l'échelle nationale. C'est un constat dressé dès la première journée du CEO Summit qui s'est tenue hier au Novotel Alarobia.
Fiscalité, connectivité et monopole sont autant de facteurs handicapants. « Les barrières sont nombreuses, des barrières douanières, financières. Ce sont de véritables freins au développement des entreprises. Certaines entreprises se développent très bien avant d'arriver à un certain niveau, mais elles voient leur élan coupé en raison de ces facteurs », a affirmé Ylias Akbaraly, CEO de Redland, hier.
Les conséquences sont lourdes. « Les investisseurs étrangers prennent les secteurs importants, tandis que les entreprises se cantonnent à un rôle de simples observateurs, faute de financements. Certaines filières sont aussi monopolisées, ce qui empêche l'innovation et l'établissement de stratégies de marché viables», renchérit l'homme d'affaires. Plusieurs pistes ont été évoquées par le secteur privé pour optimiser sa résilience. Pour les responsables, il est impératif de mettre en place une politique globale, à l'échelle régionale, pour lever ces barrières et les transformer en avantages concrets, notamment la libre circulation, le développement de la connectivité et l'assainissement du climat des affaires.
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Lors de l'atelier sur l'état des lieux des obstacles et des opportunités pour développer les échanges économiques régionaux, Jeremie None, Directeur de Mission, International Development Lead chez EY France, a diagnostiqué les défis concernant ces aspects. « La faiblesse de la connectivité régionale, faute d'infrastructures adaptées et d'une vision commune, freine la création d'un corridor économique», a-t-il présenté. « Les liaisons maritimes, terrestres et numériques sont inégalement développées et coûteuses.
Ces contraintes sont exacerbées par des infrastructures locales inadaptées, malgré des investissements en cours, et un besoin de davantage de coordination internationale », ajoute-t-il. C'est la raison pour laquelle la création d'une synergie à l'échelle régionale a été préconisée pour faire décoller les partenariats mutuels et encourager les échanges régionaux.
