Ni plus ferme, ni plus clémente, au Maroc, la cour d'appel de Rabat a confirmé, le lundi 13 avril 2026 au soir, les peines prononcées en première instance à l'encontre des 18 supporters sénégalais poursuivis pour les violences de la finale de la CAN : neuf d'entre eux écopent d'un an de prison, six sont condamnés à six mois, les trois derniers vont pouvoir rentrer dans leur pays dans quelques jours. Ayant été condamné à trois mois de détention, ils auront bientôt purgé leur peine.
Le poing levé, un homme, dans le public, salue l'arrivée des supporters sénégalais qui prennent place dans l'espace réservé aux accusés; Quelques mots en wolof échangés à travers le paravent qui barre la salle d'audience et dissimule les détenus, puis le tribunal appelle les supporters les uns après les autres à la barre pour vérifier leur identité. On entend, avant et après chaque passage, le bruit des menottes que l'on desserre et resserre.
Une audience marathon
Avocats de la défense, de la partie civile, procureur, chacun prend la parole tour à tour, les plaidoiries et réquisitoire s'enchaînent pour cette audience marathon qui a duré neuf heures. La défense soulève des vices de procédure, demande à ce qu'un représentant de la CAF soit interrogé au cours de ce procès. La cour décide finalement de statuer sur ces questions au moment du verdict.
Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres
Une heure pour le verdict
Et il se fait attendre. Les accusés sénégalais sont entendus de nouveau par le tribunal, un par un pour donner leur version des faits. Tous nient avoir participé aux violences. Certains disent être descendus sur la pelouse du stade Moulay-Abdellah pour échapper à un mouvement de foule en tribune. Peu après 22 heures la cour d'appel de Rabat (nord-ouest du Maroc) se retire pour délibérer. Une heure plus tard, le verdict tombe, les peines prononcées sont les mêmes qu'en première instance.
