Madagascar: Arrestations en série - Amnesty International hausse le ton

Des membres de la Gen Z durant la manifestation du 11 avril.

La série d'arrestations visant des membres de la Gen Z suscite une vive réaction de l'organisation Amnesty International, qui appelle à la libération immédiate des jeunes interpellés.

Le ton est sans équivoque. L'organisation de défense des droits humains exhorte les autorités de la Refondation à «libérer immédiatement les jeunes membres de la Gen Z arrêtés ces derniers jours». Amnesty International dénonce une « atteinte flagrante à la liberté d'expression ».

Quatre membres de la Gen Z ont été arrêtés dans une relative discrétion après avoir organisé une manifestation pacifique ayant rassemblé une centaine de personnes sur la place du 13 Mai, le samedi 11 avril. Le mouvement y avait exprimé son opposition à la trajectoire politique engagée par la Refondation. « Nous avons manifesté contre le délestage, les coupures d'eau et la corruption généralisée », a déclaré Herizo Andriamanantena, l'un des leaders du mouvement.

Ce dernier a été arrêté le 12 avril et serait détenu dans un lieu tenu secret. Un couple a également été interpellé, avant d'être libéré pour raisons de santé. La jeune femme, Miora, a diffusé une vidéo affirmant ne pas avoir subi de violences. Une version corroborée par le directeur général de la police, Tsaramonina Ravony.

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Mauvais traitements

Toutefois, TV5 Monde rapporte, sur la base de témoignages, des allégations de mauvais traitements. Selon ces sources, certains détenus auraient été interrogés sous la menace d'une arme afin de leur extorquer des aveux, notamment sur un éventuel financement pour descendre dans la rue.

Le journal Le Monde s'est également fait l'écho de ces arrestations.

Vendredi, deux autres membres de la Gen Z ont été arrêtés pour avoir organisé une nouvelle manifestation prévue le samedi. Ils sont poursuivis pour « atteinte à la sûreté de l'État » et « trouble à l'ordre public ». Ce sont donc quatre jeunes détenus à la Brigade criminelle.

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