Pour son troisième jour en Angola, le chef de l'Église catholique est attendu dans cette ville située à près de 1 000 kilomètres de la capitale, Luanda. Une étape symbolique et une occasion de montrer sa solidarité aux populations locales de cette province diamantifère, dont les habitants se sentent exclus par la capitale angolaise.
Ni Jean-Paul II en 1992, ni Benoît XIV en 2009, ne s'étaient rendus à Saurimo lors de leur voyage en Angola. C'est dire si la venue de Léon XIV est particulièrement attendue dans cette province du Lunda Sul.
La région de Saurimo abrite les plus importantes mines de diamant du pays, mais sa population n'en tire aucun bénéfice, et vit dans la misère. Le pape vient montrer qu'il se soucie des habitants face aux ravages de l'extractivisme, tant sur l'environnement que sur ses conséquences sociales.
À Saurimo, les habitants se sentent parfois en « périphérie » de l'Angola. La région, riche également en bois et en terres agricoles, est perçue par de nombreux élus locaux ou responsables de l'Église catholique comme une « arrière-cour », qui ne cesse d'être exploitée et les habitants discriminés.
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En 2006, un mouvement séparatiste a vu le jour, le Mouvement du Protectorat portugais de Lunda Tchokwé (MPPLT). Tout en s'appuyant sur des traités de protectorat signés entre des chefs locaux et le Portugal à la fin du 19e siècle, ses membres revendiquaient l'autonomie de la région. Les manifestations menées par le mouvement avaient été violemment réprimées.
Lors de cette étape de Saurimo, Léon XIV visitera d'abord une maison accueillant des personnes âgées puis y célèbrera une messe. Des occasions de partager sa proximité avec les habitants et de rappeler le besoin qu'a l'Angola de vivre réconcilié.
