Au Mali, le président de la transition, Assimi Goïta, a décidé d’assumer lui-même le portefeuille stratégique de la Défense.
Cette décision, officialisée par décret à la télévision publique ce lundi, intervient dans un contexte de forte instabilité sécuritaire, quelques jours après la mort du Général Sadio Camara.
Une réponse à un choc sécuritaire majeur
Le décès du Général Sadio Camara, tué lors des attaques du 25 avril, a marqué un tournant pour les autorités maliennes.
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Figure centrale du régime militaire, il était considéré comme l’un des piliers de l’appareil sécuritaire.
Les attaques perpétrées dans plusieurs localités, dont Bamako, Kati, Kidal, Gao et Sévaré par les groupes jihadistes (Jnim, affiliés à Al-Qaïda) avec des rebelles du Front de libération de l’Azawad (FLA), ont poussé le Chef de la junte à resserrer son emprise sur l’appareil sécuritaire.
Le choix d’Assimi Goïta de concentrer les leviers du pouvoir en assurant les fonctions de présidence et de ministre de la défense apparaît comme une réponse directe à l’urgence sécuritaire.
Une armée sous pression
En cumulant les fonctions de chef de l’État et de ministre de la Défense, Assimi Goïta cherche à renforcer la coordination militaire et à accélérer la prise de décision face à des menaces de plus en plus complexes.
Pour l’épauler, le général Oumar Diarra a été nommé ministre délégué auprès de la Défense.
Ancien chef d’état-major, son appui permettra de donner une réponse rapide à une menace sécuritaire croissante.
Elle souligne aussi la fragilité des équilibres institutionnels dans un pays confronté à une crise prolongée depuis 2012.
Entre impératif d’efficacité militaire et enjeux de gouvernance, le pari d’Assimi Goïta pourrait redéfinir durablement la gestion du pouvoir au Mali, alors que la pression des groupes armés ne montre aucun signe d’essoufflement.
