L'ancien Premier ministre, Anicet- Georges Dologuélé, sérieux challengeur du président Faustin-Archange Touadéra, aux dernières joutes présidentielles de décembre 2025, figure de proue de l'opposition centrafricaine, a été empêché de quitter le territoire national ce 5 mai 2026. Interpellé à l'aéroport international Bangui M'Poko alors qu'il se rendait à Addis-Abeba (capitale de la République fédérale d'Éthiopie), son passeport diplomatique a été confisqué dans des circonstances dénoncées par son entourage comme dépourvues de base judiciaire.
Selon le média centrafricain MBETI MEDIA, lu par la rédaction de Confidentiel Afrique, le charismatique opposant centrafricain, Anicet-Georges Dologuélé, président du parti d'opposition Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA), a été interpellé dans la matinée du 5 mai 2026 par la police centrafricaine des frontières à l'aéroport international Bangui M'Poko.
Des éléments de la police aéroportuaire de Bangui ont bandé des muscles, alors qu'il s'apprêtait à embarquer pour Addis-Abeba, en Éthiopie. L'ex- Premier ministre s'est vu opposer une interdiction de sortie du territoire, assortie de la confiscation de son passeport diplomatique. Confidentiel Afrique a pu vérifier l'information auprès de l'équipe de campagne de l'opposant. » Oui nous confirmons effectivement son empêchement au moment de son embarquement à destination d'Addis- Abeba » glisse une source.
Bangui bande les muscles et joue les prolongations
Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres
Comme l'a rapporté le média MBETI MEDIA, c'est son conseiller juridique, Euphrem Masseo, qui affirme que « cette procédure aurait été exécutée sans qu'aucune décision judiciaire ne lui soit présentée, soulevant des interrogations quant à sa légalité et à son fondement administratif ». À ce stade, aucune communication officielle des autorités de Bangui n'a été faite pour clarifier l'opinion nationale et internationale sur les raisons de cette mesure, renforçant ainsi le climat d'incertitude autour de cette affaire. Bangui joue les prolongations dans une affaire où les dessous politiques sont insoupçonnés.
Cette interpellation intervient dans un contexte politique sensible, marqué par les suites de l'élection présidentielle de décembre dernier, à l'issue de laquelle Anicet-Georges Dologuélé s'était classé en deuxième position avec 13 % des suffrages, loin derrière le président Faustin-Archange Touadéra, réélu avec 77,90 % des voix, rapporte le média centrafricain. L'opposant avait alors contesté les résultats, dénonçant une « fraude massive.»
Le média de rajouter : Face à cette situation, l'URCA a annoncé la tenue d'une conférence de presse ce mercredi 6 mai 2026 à 11 heures, au siège du parti. Cette prise de parole devrait permettre à Anicet-Georges Dologuélé et à ses proches de s'exprimer officiellement sur les circonstances de son interpellation et sur les implications politiques de cette décision.
