Afrique de l'Ouest: Un nouveau groupe de migrants ouest-africains expulsés des États-Unis est arrivé à Accra

Plus de 8 000 ressortissants étrangers ont été pris en charge en vue de leur rapatriement au poste-frontière de Beitbridge en moins de deux semaines, selon les chiffres du gouvernement sud-africain. Ces départs interviennent après plusieurs semaines de menaces et de violences liées à des manifestations hostiles à l'immigration.

Après avoir déjà accueilli un groupe de 42 migrants africains expulsés des États-Unis l'an dernier dans le cadre de l'accord migratoire qu'il a conclu avec Washington, le Ghana a récidivé cette semaine : plusieurs personnes originaires d'Afrique de l'Ouest déclarées persona non grata sur le territoire américain y ont atterri jeudi 28 mai. Leur nombre exact reste inconnu à ce stade.

Un nouveau groupe de personnes originaires d'Afrique de l'Ouest a été renvoyé des États-Unis vers le Ghana, a-t-on appris ce samedi 30 mai. Selon une avocate citée par l'AFP, ces migrants expulsés ont atterri jeudi 28 mai à Accra.

Alors que le Ghana a déjà reçu l'an dernier quelque 42 personnes expulsées du territoire américain dans le cadre de l'accord migratoire conclut avec Washington, on ignore à ce stade combien de ressortissants ouest-africains y sont arrivés cette semaine.

Meredyth Yoon, une avocate américaine qui représente l'un de ces migrants, a pour sa part indiqué que son client bénéficiait d'un « sursis d'expulsion », un statut légal qui lui permettait de travailler et de vivre aux États-Unis et grâce auquel il aurait dû être protégé. Selon elle, cet homme pourrait être refoulé vers la Guinée, son pays d'origine, dès ce dimanche 31 mai.

Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres

Les accords conclus entre les États-Unis et des « pays tiers » tels que le Ghana ont déjà permis, par le passé, de contourner les lois américaines sur l'immigration.

L'an dernier, le Ghana a notamment expulsé un Gambien bisexuel vers son pays d'origine où il est désormais obligé de vivre caché, les relations entre personnes de même sexe étant criminalisées en Gambie.

D'autres migrants expulsés avaient, quant à eux, été envoyés vers le Togo où certains vivent toujours en situation irrégulière et sans permis de résidence.

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 90 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.