Alors que l'Afrique occupe beaucoup moins l'agenda du Conseil de sécurité de l'ONU ces dernières années, les pays membres se sont penchés mardi 9 juin sur la situation en Afrique centrale via le rapport saisonnier réalisé par le service d'Antonio Guterres.
La sous-secrétaire générale pour l'Afrique, Martha Pobee, a expliqué que l'Afrique centrale avait franchi des étapes importantes avec la tenue d'élections cruciales ou des progrès de réformes institutionnelles, mais a noté cependant un contexte qui reste préoccupant - notamment avec le renforcement des restrictions aux droits civils et politiques.
Selon l'ONU, le principal bon point en Afrique centrale est que la Communauté économique des États d'Afrique centrale (CEEAC) se montre prometteuse pour le maintien de la paix dans la sous-région. Martha Pobee salue notamment son ambitieux plan stratégique sur les drogues pour les cinq années à venir et la France a souligné la coopération en matière de climat - même s'il faut encore mettre en oeuvre des mécanismes d'alerte et de résilience communautaire.
La région des Grands Lacs concernée par le conflit au Soudan
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En revanche, l'ONU continue à mettre en garde sur la situation dans les Grands Lacs, à l'est et au nord du Tchad, des régions qui subissent de plein fouet l'impact du conflit soudanais. Avec 900 000 réfugiés soudanais et 300 000 Tchadiens qui reviennent, les ressources du Tchad sont mises à l'épreuve et la cohésion sociale est fragilisée.
Au Tchad et au Cameroun aussi, les civils continuent à subir des attaques de Boko Haram et de groupes dissidents, et l'ONU pense qu'une réponse sécuritaire seule n'est pas suffisante. Elle appelle ainsi les banques multilatérales de développement à financer des programmes de stabilisation. L'organisation regrette le rétrécissement des droits politiques au Cameroun, au Gabon et en RDC également. Enfin, bien sûr, l'épidémie d'Ebola en RDC reste l'une des préoccupations majeures de l'ONU.
