La décision de l'Intérieur interdisant les manifestations publiques à Kinshasa continue de susciter de vives réactions au sein de l'opposition. La coalition C64 a dénoncé, dimanche 28 juin, une mesure qu'elle juge « anticonstitutionnelle » et annonce le maintien de sa marche prévue le 8 juillet prochain.
Selon les responsables de cette plateforme politique, cette décision serait motivée par des considérations politiques et viserait spécifiquement à empêcher la mobilisation populaire annoncée à Kinshasa.
Ils dénoncent une mesure qu'ils qualifient de « violation des libertés de manifestation et de réunion », allant jusqu'à remettre en cause sa légalité.
Prince Epenge, porte-parole de la coalition de l'opposition Lamuka, estime que l'interdiction des rassemblements publics porte atteinte aux libertés fondamentales garanties par la Constitution.
« Cette décision viole la Constitution et les libertés des citoyens. Elle est réputée inexistante. Nul n'est obligé de respecter une décision qui viole la Constitution », a-t-il affirmé.
Pour l'opposition, cette interdiction s'inscrit dans une logique de restriction des libertés publiques. Elle accuse également les autorités de vouloir empêcher toute expression publique de contestation.
