Cameroun: L'affaire du prétendu décret présidentiel défraie la chronique

Une vue de Yaoundé, au Cameroun (image d'illustration).

C'est une affaire qui défraie la chronique ces derniers jours au Cameroun. Début juin 2026, un individu s'est rendu dans les locaux de la CRTV, la télé nationale à Yaoundé, et y a déposé un pli fermé contenant un prétendu décret présidentiel portant nomination d'un vice-président de la République. Ce document, qui n'a pas été lu sur les antennes de la CRTV, revêtait, selon toute apparence, les sceaux officiels de la présidence de la République ainsi qu'une signature attribuée au chef de l'État, Paul Biya. Ce n'est que plusieurs jours plus tard que l'affaire a été révélée au grand public.

Plusieurs analystes qualifient cette affaire de « tentative de coup d'État institutionnel ». Depuis le début de l'affaire, les supputations vont bon train sur les plateaux télévisés et sur les réseaux sociaux. Certains estiment que ce décret, dont la numérotation suit celle du dernier du genre, ne saurait être un faux, tandis que d'autres dénoncent la démarche du porteur du pli fermé, qui ne fait pas partie des effectifs de la présidence de la République du Cameroun.

Communiqué officiel

Face à cette polémique, le gouvernement camerounais s'est fendu d'un communiqué, hier, dans lequel il rappelle que « la diffusion des actes officiels dans notre pays obéit à des procédures strictes et réglementées ». Qui plus est, s'agissant d'un décret présidentiel d'une telle importance, celui qui nomme un vice-président de la République du Cameroun.

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Investigations profondes

L'individu a été interpellé et se trouve actuellement entre les mains des autorités compétentes. Des investigations approfondies ont été engagées. Selon une source proche du dossier, les premières constatations révèlent un homme perturbé, qui a maille à partir avec le régime. Mais, toujours selon les mêmes sources, son instabilité ferait de lui quelqu'un de vulnérable, qui aurait donc pu être utilisé.

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