À Madagascar, le président de la transition Michaël Randrianirina est revenu samedi 5 juillet 2026 sur l'affaire des drones. Selon les autorités, deux engins suspects ont survolé le convoi présidentiel vendredi soir à Antananarivo. Le chef de la transition dénonce une volonté de créer la psychose et appelle les Malgaches à dénoncer les coupables.
Les tirs entendus vendredi soir dans le quartier huppé d'Ivandry, au moment du passage du convoi présidentiel, ont suscité l'inquiétude des riverains qui ont filmé et relayé la scène sur les réseaux sociaux. La garde présidentielle a procédé à des « tirs préventifs » pour tenter d'abattre les drones, en vain.
Le chef de l'État a pu rejoindre son domicile sans encombre. Depuis l'unité du Capsat, dont il est issu, Michaël Randrianirina est revenu sur cet incident samedi. « Deux jours de suite, des drones ont suivi le cortège présidentiel. Il y en avait déjà eu un dans la soirée de jeudi mais nous avions laissé faire. Hier soir, cela s'est reproduit, alors nous avons montré que nous étions prêts à riposter parce que nous ne sommes pas des pantins. Ces personnes veulent créer une psychose pour démontrer à l'étranger que la situation est instable à Madagascar. »
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Les drones étaient trop hauts dans le ciel et n'ont pas pu être neutralisés selon les explications de la présidence. « Je lance un appel à témoins car ces personnes qui lâchent des drones se trouvent forcément dans vos quartiers, indiquez-nous qui les a lancés ! Les militaires utilisent un appareil brouilleur de drones depuis ce matin. Je remercie la Russie pour cet appareil, mais c'est insuffisant. Nous allons en acquérir de nouveaux pour identifier ces déstabilisateurs. »
Le chef de l'État, qui se dit régulièrement la cible de menaces, peut compter sur l'appui de Moscou. Des instructeurs du groupe paramilitaire russe Africa Corps forment depuis six mois des soldats malgaches, y compris des membres de la garde présidentielle.
