Au Nigeria, le Presidential Foreign Intervention Promotion Council (PFIPC) - le « Conseil présidentiel de promotion des investissement étrangers » en français - échangeait très officiellement avec des agences gouvernementales alors que celui-ci n'était, selon les autorités, qu'une structure fictive créée par un faux directeur.
Le Nigeria est actuellement secoué par un scandale autour d'une vraie-fausse agence gouvernementale baptisée « Conseil présidentiel de promotion des investissement étrangers » (PFIPC). Un homme est poursuivi dans cette affaire pour avoir falsifié des documents signés de la présidence, s'être fait passer pour un responsable officiel, et avoir mis sur pieds une « agence gouvernementale fictive », bien que l'entité ait effectivement échangé et collaboré avec plusieurs autres agences ou institutions nigérianes.
Selon l'acte d'accusation, un certain Prince Adeniyi Adeyemi aurait administré, entre 2024 et 2025, une « fausse » agence fédérale chargée de faciliter les investissements étrangers au Nigeria.
Des locaux et des comptes bancaires
Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres
Huit chefs d'accusation pèsent sur l'ancien chef de ce qui est présenté comme un faux « conseil présidentiel » qui s'est vu attribuer des locaux et des employés par les services fédéraux et qui a pu ouvrir deux comptes auprès de la Banque centrale du Nigeria.
Un mois avant son arrestation en octobre 2025, Adeniyi Adeyemi a également envoyé une lettre à entête officielle au ministre nigérian des Affaires étrangères pour lui demander de faciliter l'obtention d'un visa américain à sept personnes de son entourage afin qu'elles puissent assister à un sommet économique aux États-Unis.
Le chef de cabinet du président dans la tourmente
Femi Gbajabiamila, le chef de cabinet du président nigérian Bola Tinubu, et plusieurs autres officiels, sont mis en cause pour leurs échanges avec ce « conseil présidentiel » et son soi-disant « directeur ». Femi Gbajabiamila est le premier à avoir demandé des comptes sur les activités de la strcuture, en 2025. Mais une lettre de nomination porte sa signature...
Alors que ce dernier assure n'avoir jamais produit un tel document, Adeniyi Adeyemi clame son innocence et dénonce une manoeuvre pour le discréditer.
«Nous avons eu l'honneur d'assister à la célébration du 80e anniversaire de la République du Vietnam et de sa Fête nationale socialiste», se réjouit le PFIPC sur Instagram