Les États-Unis ont imposé, lundi 20 juillet, une nouvelle série de sanctions à l'encontre du gouvernement soudanais, accusé d'avoir eu recours à des armes chimiques dans sa guerre contre les forces paramilitaires. Des accusations qui datent de l'année dernière et qui avaient déjà donné lieu à un premier volet de sanctions.
Washington n'avait pas donné de détails sur le type d'armes chimiques utilisées, ni de dates, ni de lieux il y a bientôt deux ans, au moment des premières sanctions. Mais selon plusieurs médias internationaux, en septembre 2024, l'armée soudanaise a largué des barils de chlore gazeux à proximité d'une raffinerie, au nord de Khartoum, alors contrôlée par les paramilitaires. Aujourd'hui, les États-Unis sévissent à nouveau à l'égard des autorités soudanaises.
« Le gouvernement soudanais ne s'est pas conformé à la Convention sur l'interdiction des armes chimiques et biologiques », indique l'administration américaine dans son communiqué. De nouvelles sanctions sont donc prises contre Khartoum.
Celles-ci viennent renforcer les précédentes, prises il y a un an. Elles restreignent davantage l'accès du Soudan aux financement et aux exportations américaines - à l'exception de denrées alimentaires de base et d'aide humanitaire d'urgence - et interdisent aux transporteurs soudanais d'utiliser l'espace aérien américain.
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Selon Washington, les exportations américaines vers le Soudan ont dépassé les 56 millions de dollars en 2024. Pour la chercheuse soudanaise Selma El-Obeid, ces sanctions n'ont qu'un impact limité, les exportations américaines vers le Soudan étant réduites. Néanmoins, elles interviennent dans un contexte où l'économie soudanaise est extrêmement fragile, précisent-elles.
Le gouvernement soudanais, quant à lui, a nié à plusieurs reprises ces accusations d'utilisation d'armes chimiques qu'il juge sans fondement, les qualifiant de « chantage politique ». Les autorités ajoutent avoir fait part de leur volonté de coopérer avec Washington pour examiner ces allégations.
