La raffinerie Dangote Petroleum a déposé une demande d'introduction en bourse auprès de la Commission nigériane des valeurs mobilières (SEC), ce qui rapproche l'entreprise d'une cotation à la Bourse du Nigeria. Le directeur général de la SEC, Emomotimi Agama, a déclaré que les conseillers de la raffinerie travaillaient avec l'autorité de régulation et que la société visait septembre 2026. Aucune date d'offre ou de cotation n'a encore été approuvée.
Ce dépôt fait suite à un avertissement émis par la SEC le 23 juin concernant des campagnes visant à recueillir des souscriptions anticipées auprès des investisseurs. L'autorité de régulation avait alors indiqué n'avoir reçu aucune demande d'introduction en bourse et avait ordonné aux opérateurs de cesser la commercialisation de l'offre. Dangote Refinery avait précisé qu'elle n'avait pas approuvé ces campagnes. Ce nouveau dépôt signifie que le processus d'examen officiel peut désormais débuter.
Dangote a levé 2,5 milliards de dollars via un placement privé en juillet afin de financer ses activités et son expansion. La société a indiqué que la demande avait été 3,7 fois supérieure au montant proposé. Parmi les investisseurs figuraient Africa Finance Corporation et une entité soutenue par Afreximbank. Cette opération a été décrite comme le plus important placement privé jamais annoncé en Afrique et a valorisé la raffinerie à environ 40 milliards de dollars.
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La société prévoit de porter sa capacité de traitement de 650 000 barils par jour à 1,4 million de barils d'ici 2028. Les fonds levés grâce au placement privé et à l'introduction en bourse prévue devraient soutenir ces travaux. La raffinerie a démarré ses activités en 2024 et approvisionne désormais le Nigeria et les marchés d'exportation en carburant.
La NGX a également évoqué la possibilité d'utiliser la cotation de la raffinerie pour relier les marchés boursiers africains. Des représentants des bourses d'Afrique du Sud, du Kenya, du Ghana, d'Éthiopie et d'Afrique de l'Ouest se sont réunis à Lagos en avril. Les déclarations récentes ont mis l'accent sur une cotation à la NGX, et aucun calendrier n'a été communiqué concernant d'autres marchés. La prochaine étape consiste en l'examen par la SEC du prospectus, des comptes, de la structure de l'actionnariat, des risques et des conditions de l'offre.
Points clés à retenir
Le dépôt de ce dossier marque le début de la procédure réglementaire, mais cela ne signifie pas pour autant que les investisseurs puissent acheter des actions ou verser des fonds. La SEC doit examiner le prospectus, les états financiers, l'évaluation, la structure de gouvernance et l'affectation du produit de l'émission avant d'approuver l'offre.
Le prix définitif de l'action, le nombre d'actions, la part du capital à céder et les dates de souscription n'ont pas encore été publiés. Ces détails détermineront si l'introduction en bourse correspondra à la valeur déclarée de la raffinerie, estimée à 40 milliards de dollars, et quelle part de participation les actionnaires existants céderont.
Cette cotation pourrait transformer le marché nigérian, car rares sont les sociétés cotées qui possèdent la taille, le chiffre d'affaires en dollars et le rôle économique de cette raffinerie. Elle pourrait également permettre aux fonds de pension, aux investisseurs locaux et aux institutions africaines d'accéder à un actif qui a été financé par des capitaux privés et par l'endettement. Les risques sont également évidents. Les marges de raffinage peuvent varier, l'approvisionnement en pétrole brut peut être perturbé, les coûts d'expansion peuvent augmenter et la tarification des carburants reste liée à la politique gouvernementale et au naira.
En tant qu'entreprise cotée, la société devra également divulguer davantage d'informations. Une cotation en septembre est envisageable, mais la date dépendra de l'examen de la SEC et des conditions du marché. Tant que l'autorité de régulation n'aura pas approuvé le prospectus, les informations concernant les prix, les attributions ou les canaux de souscription ne doivent pas être considérées comme officielles.
