La Banque africaine de développement soutient les appels lancés en faveur de la restauration des terres, alors que la COP17 s'ouvre en Mongolie

20 Août 2026
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African Development Bank (Abidjan)
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La Banque africaine de développement a plaidé en faveur d'un financement accru pour la restauration des terres dégradées dans les régions fragiles et touchées par les conflits en Afrique, alors qu'un important sommet des Nations unies sur les terres démarrait à Oulan-Bator, en Mongolie, le 17 août.

La dix-septième session de la Conférence des parties à la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification, organisée sous le thème « Restaurer les terres. Restaurer l'espoir. », a réuni plus de 12 000 représentants des 197 parties à la Convention afin d'accélérer l'action mondiale contre la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse.

Cette conférence intervient à un moment charnière, alors que les pays s'efforcent de traduire leurs ambitions et leurs engagements mondiaux en actions concrètes pour lutter contre la sécheresse, la désertification et la dégradation des sols, tout en renforçant la sécurité alimentaire, la résilience face au changement climatique et les moyens de subsistance durables.

Dans son discours d'ouverture, le Premier ministre mongol Nyam-Osor Uchral a souligné la nécessité d'une coopération mondiale pour faire face aux impacts croissants de la dégradation des sols.

« Il est désormais largement reconnu que la désertification, la dégradation des sols et la sécheresse constituent des défis qui transcendent les frontières nationales et exigent une réponse collective de la part de l'humanité. »

Avec une superficie de 1,56 million de kilomètres carrés, la Mongolie est l'un des pays les plus touchés au monde par la désertification, près de 77 % de son territoire étant déjà dégradé.

Le Groupe de la Banque participe à la COP17 afin de faire avancer le programme africain de restauration des terres et de résilience face à la sécheresse à travers une série d'événements de haut niveau et de discussions techniques. Le jour de l'ouverture, la Banque a pris part à l'événement parallèle intitulé « Débloquer les financements pour la restauration des terres au service de la résilience et de la stabilité dans les contextes fragiles et touchés par des conflits », co-organisé avec la CNULCD, le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

La session a examiné les instruments de financement susceptibles de mieux soutenir la restauration des terres dans les contextes fragiles et touchés par des conflits grâce à une meilleure coordination, au partage des risques, et à des approches favorables à la paix, et a présenté une proposition de mécanisme de financement de la fragilité visant à faire passer la restauration d'un déficit de financement à une continuité de financement.

Dans son allocution aux délégués, la secrétaire exécutive de la CNULCD, Mme Yasmine Fouad, a déclaré : « La COP17 doit être une COP de la mise en oeuvre. Le défi consiste désormais à passer à l'action. Nous devons passer des engagements à des résultats mesurables sur le terrain. »

Représentant la Banque, Al Hamndou Dorsouma, directeur de la division Climat et croissance verte, a déclaré que la restauration des terres en Afrique devait être considérée dans un programme plus large de développement et de sécurité, et non pas uniquement comme un objectif environnemental.

« L'Afrique subsaharienne abrite près de la moitié des contextes fragiles et touchés par des conflits dans le monde », a-t-il déclaré. « Pour l'Afrique, la restauration des terres est un moyen de promouvoir la paix et la stabilité, une opportunité de renforcer la résilience et de s'attaquer aux facteurs sous-jacents de la fragilité avant qu'ils ne dégénèrent en conflits de plus grande ampleur. »

Depuis 2008, le Mécanisme d'appui à la transition (TSF) de la Banque répond aux pressions auxquelles sont confrontés les contextes fragiles et touchés par des conflits en Afrique, en intégrant les dimensions du climat, de la fragilité et de la résilience dans ses interventions et en investissant dans des écosystèmes partagés, a ajouté M. Dorsouma. On peut citer, à titre d'exemple, un projet de 9,5 millions de dollars financé par le Mécanisme, visant à restaurer les fonctions écologiques et économiques du lac Tchad, ainsi qu'un programme à grande échelle visant à renforcer la résilience climatique pour l'alimentation et les moyens de subsistance dans la Corne de l'Afrique.

Au cours des deux prochaines semaines, les gouvernements, les partenaires au développement, les institutions financières, la société civile et le secteur privé négocieront des décisions et noueront des partenariats visant à restaurer les terres dégradées, à renforcer la résilience face à la sécheresse et à mobiliser davantage d'investissements en faveur d'une gestion durable des terres. Pour la Banque africaine de développement, la COP17 constitue une plateforme essentielle pour renforcer la restauration des terres en tant que moteur de l'adaptation au changement climatique, de la sécurité alimentaire, d'opportunités économiques et du développement durable à travers l'Afrique.

Le pavillon de la Grande muraille verte, dirigé par l'Agence panafricaine de la Grande muraille verte (PAGGW) et co-organisé par le Groupe de la Banque africaine de développement et d'autres partenaires, est devenu une plaque tournante pour les partenariats visant à restaurer les paysages africains. Le Premier ministre Uchral a effectué une visite surprise le jour de l'inauguration, soulignant l'importance mondiale de la restauration des terres et de l'initiative de la Grande muraille verte.

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