Le site médievel de Belyounech à la pointe nord du Maroc révèlera encore quelques secrets. En effet, dans le cadre de la coopération scientifique maroco-allemande associant les Instituts d'archéologie des deux pays, les fouilles vont reprendre dès le mois de septembre après les premières découvertes dans les années 70. Au Moyen-Âge, la cité était un point stratégique majeur pour les expéditions militaires.
L'objectif de cette nouvelle fouille sur le site faisant face au détroit de Gibraltar, dans le nord du Maroc, est d'ouvrir de nouveaux secteurs encore inconnus de la cité et documenter les vestiges déjà visibles, notamment les habitations, les jardins, les espaces agricoles et les bains.
Les premiers écrits musulmans sur Belyounech, qui remontent vraisemblablement à l'époque almoravide, sont évoqués par un historien de Ceuta, autour de l'an 1100.
Véritable point de passage maritime, notamment entre le 12e et le 13e siècle, Belyounech, par ses ressouces en eau et donc ses cultures abondantes, rayonnait tout près de Ceuta.
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L'un des enjeux majeurs des nouvelles fouilles est l'étude des « saqiya », des canaux destinés à transporter l'eau vers les terres agricoles et les différents espaces du site, ainsi que des « munya », ces résidences aménagées autour des jardins et des terres agricoles.
Menées par les professeurs Asmae El Kacimi et Felix Arnold, ces nouvelles recherches ont pour but de compléter ce qui a déjà été documenté il y a près de 60 ans, sous la direction de la professeure Joudia Hassar Benslimane. Des fouilles qui ont permis de saisir l'importance archéologique de ce site.
Avec les nouvelles méthodes de recherche, les découvertes à venir doivent, selon la nouvelle équipe, montrer une image encore plus précise de la vie à Belyounech.
