El Niño sera de très forte intensité cette année. C'est ce qu'a annoncé jeudi 3 septembre l'Organisation météorologique mondiale dans son dernier bulletin. Selon elle, il existe une « probabilité exceptionnellement élevée, près de 100 %, qu'il se maintienne jusqu'en février 2027 ». Des phénomènes météo extrêmes sont donc à prévoir, notamment en Afrique australe. Dans leur dernier bulletin, les Nations unies ont inscrit cette semaine le Mozambique parmi les trois pays les plus préoccupants de la région.
Le Mozambique intègre ce classement aux côtés du Malawi et de Madagascar. Selon le rapport préparatoire du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (Ocha), il y a plus de 90 % de chances que l'actuel épisode El Niño atteigne une intensité très forte d'ici mars 2027.
Longue bande d'environ 3 000 kilomètres, le Mozambique sera affecté de différentes manières. D'après l'Institut de météorologie national, le centre et le sud du pays souffriront de sécheresse. La petite saison des pluies entre octobre et décembre risque d'être la plus faible depuis 1950.
Une situation difficile
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Le nord du pays en revanche essuiera probablement des précipitations diluviennes, avec un fort risque d'inondations. Dans les deux cas, les conséquences peuvent s'avérer dramatiques pour ce pays qui vit essentiellement de l'agriculture.
Mi-août, le ministre des Travaux publics a annoncé qu'un « plan de mitigation des effets d'El Niño » serait prochainement proposé au Conseil des ministres. Le gouvernement a déjà identifié 52 districts, dans le sud du pays, susceptibles de souffrir de pénurie d'eau.
La situation du Mozambique est déjà particulièrement difficile. Ocha rappelle que trois millions et demi de personnes se trouvent actuellement en situation d'insécurité alimentaire aigüe.
