Le Conseil d'administration du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé, le 22 septembre 2026 à Abidjan, l'octroi d'un prêt de 34 millions de dollars aux Seychelles afin de renforcer la résilience économique, d'améliorer les services publics, de développer les opportunités pour le secteur privé et de faire progresser la transition du pays vers une croissance plus verte et plus inclusive.
Ce prêt financera la troisième et dernière phase du Programme d'appui à la résilience économique et à la relance verte (ERGRSP-III), qui soutient des réformes dans trois domaines interdépendants : la gouvernance économique et la gestion des finances publiques, l'environnement des affaires et la résilience climatique.
« Les Seychelles ont démontré que des réformes soutenues peuvent produire des résultats mesurables. Ce nouveau financement permettra de préserver les acquis économiques récents tout en soutenant la prochaine étape des réformes, axée sur le renforcement des institutions, souligne Abdoulaye Coulibaly, directeur du département de la Gouvernance et des Réformes économiques du Groupe de la Banque. En améliorant la gestion des finances publiques, en modernisant les services publics grâce à la transformation numérique, en rénovant les infrastructures et en réduisant les obstacles à l'investissement, ce programme contribuera à créer des conditions plus favorables à une croissance tirée par le secteur privé. »
Les phases précédentes du programme ERGRSP portent déjà leurs fruits. Les recettes fiscales issues des entreprises et d'autres sources sont passées de 6,4 % du PIB en 2023 à 8,2 % en 2025. Les services publics numériques ont augmenté de 10 % entre 2023 et 2024. La croissance du crédit au secteur privé a également atteint 12,1 % en 2024, dépassant l'objectif fixé pour 2026 dans le cadre du programme.
La troisième phase du programme s'appuiera sur ces progrès en soutenant la modernisation des systèmes de gestion des finances publiques, notamment la facturation électronique à des fins de conformité fiscale et la mise en place d'un système national de passation de marchés en ligne. Les réformes permettront également la création d'un portail unique pour les investissements et d'un centre gouvernemental de services aux entreprises afin de faciliter l'accès des investisseurs et des entrepreneurs aux autorisations et aux services aux entreprises.
La croissance verte constitue un autre pilier central. Le programme soutiendra la planification à long terme du secteur de l'électricité, l'aménagement du territoire maritime, un renforcement de la réglementation sur les produits chimiques dangereux, ainsi que des réformes institutionnelles dans le secteur agricole. La troisième phase du programme favorisera également les réformes en matière d'emploi et de compétences, ainsi que la mise en place progressive d'un cadre national sur le salaire minimum vital.
Le Groupe de la Banque africaine de développement a fourni 25 millions de dollars pour chacune des deux premières phases, en 2024 et 2025, ce qui porte le montant total du financement accordé pour l'ensemble des trois phases à 84 millions de dollars.
« L'objectif n'est pas simplement de financer un budget national, indique M. Coulibaly. Il s'agit de soutenir des réformes qui renforcent les fondations de l'économie et contribuent à traduire des politiques saines en meilleurs services, en entreprises plus solides et en opportunités accrues pour la population des Seychelles. »