Six pays africains conviennent de plans de 90 jours pour accélérer la lutte contre les polluants organiques persistants et le mercure

22 Octobre 2026
Contenu d'un Partenaire Premium
African Development Bank (Abidjan)

Six pays africains parmi les moins avancés ont adopté des plans d'action de 90 jours pour accélérer la mise en oeuvre de l'AFLDC-2, deuxième phase d'un projet financé par le Fonds pour l'environnement mondial (FEM) et exécuté par le Groupe de la Banque africaine de développement.

Ce projet, l'AFLDC (sigle en anglais), s'intitule « Accroître les investissements et le transfert de technologies pour faciliter le renforcement des capacités et l'assistance technique en vue de la mise en oeuvre des Conventions de Stockholm et de Minamata dans les pays africains les moins avancés ». Il aide onze pays africains à éliminer, réduire et contrôler les polluants organiques persistants (POP) et le mercure.

Les plans ont été adoptés lors du deuxième atelier régional du projet, du 22 au 24 septembre 2026 à Dakar, puis présentés le 25 septembre à la deuxième réunion du Comité de pilotage régional de l'année. Accueillie par le gouvernement sénégalais et organisée par le Groupe de la Banque, cette réunion faisait aussi office de mission de supervision de la composante sénégalaise.

Ouvrant l'atelier, Innocent Onah, chargé en chef des ressources naturelles et chef de projet pour la deuxième phase de l'AFLDC au Groupe de la Banque, a indiqué que cette mission visait à faire le point sur la mise en oeuvre, à identifier les difficultés rencontrées dans les pays et au sein de la Banque, et à convenir de mesures concrètes pour accélérer la réalisation. De son côté, le représentant du ministère sénégalais de l'Environnement a rappelé les engagements de son pays au titre des conventions de Stockholm et de Minamata, ainsi que la nécessité de renforcer les contrôles à l'importation, la traçabilité et la gestion des déchets et des sites contaminés.

Des délégations de Guinée, de Mauritanie, du Sénégal, du Togo et d'Angola ont participé à l'atelier. L'Éthiopie était représentée au Comité de pilotage, et la Gambie, la Sierra Leone, l'Ouganda et la Zambie ont suivi les travaux à distance. Avec la réunion de Dakar, les onze pays bénéficiaires sont désormais pleinement engagés au niveau régional, après le premier atelier et la première réunion du Comité de pilotage tenus à Pretoria en mai 2026.

Lors de la présentation de la version préliminaire du manuel de mise en oeuvre, l'équipe du projet a exposé la stratégie technique de l'AFLDC-2. Les pays qui travaillent sur un même thème, des pesticides obsolètes et des polychlorobiphényles (PCB) au mercure et à la législation, suivront une formation conjointe, régionale ou par groupe de pays, avant de la diffuser au niveau national. Une législation type, fondée sur les conventions de Stockholm, de Minamata, de Bâle et de Rotterdam, sera élaborée au niveau régional puis adaptée par les comités techniques nationaux. Les objectifs relatifs aux PCB et au mercure, sur lesquels le projet a été approuvé, restent inchangés.

Le Comité de pilotage régional a élu par consensus Mamady Camara, coordinateur national du projet PIDACC en Guinée, et Dawda Badgie, directeur exécutif de l'Agence nationale de l'environnement de la Gambie, comme coprésidents pour toute la durée du projet. Tous deux assuraient la coprésidence par intérim depuis la réunion de Pretoria.

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 90 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.