Au Nigeria, la candidature de l'ancien vice-président et opposant Atiku Abubakar à la présidentielle du 16 janvier 2027 a été invalidée par la justice au lendemain du lancement de sa campagne. C'est la conséquence d'un conflit autour de la direction de son parti. L'ADC est pris dans une série de procédures judiciaires liées à des querelles intestines. Le parti dénonce une manoeuvre politique et annonce un recours alors que le pouvoir dément toute implication.
Un premier rassemblement de campagne devant des milliers de personnes et le lendemain Atiku Abubakar apprend que sa candidature a été invalidée.
La Haute Cour de justice d'Abuja a déclaré invalides les décisions prises par David Mark, le président du Congrès démocratique africain, dont la désignation d'Atiku Abubakar comme candidat à la présidence.
Pour le parti, aucun doute, il s'agit d'une « tentative calculée visant à affaiblir l'ADC », affirment-ils dans un communiqué publié sur X jeudi 5 novembre.
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Une affirmation appuyée par Peter Obi, autre rival du président sortant de 74 ans Bola Ahmed Tinubu. Pour lui, « cette instabilité est évidemment orchestrée par le parti au pouvoir ».
« L'APC [le Congrès des progressistes, NDLR] n'est absolument pas impliqué », se défend un porte-parole de la présidence nigériane cité par l'AFP.
Alors quel recours pour permettre à Atiku Abubakar de se présenter ? Son camp a déjà annoncé faire appel de cette décision de justice. Mais il n'est pas certain qu'un jugement définitif puisse être rendu avant l'élection présidentielle.
Malgré la nouvelle, Atiku Abubakar affirme continuer à battre campagne.
