Afrique: Les pays invités à voter des lois pour renforcer le pouvoir des femmes et des filles

Photo: UNFPA_WARO
Rencontre de haut niveau sur le dividende démographique et l’autonomisation des femmes et des filles, 12 et 13 Novembre 2018 à Dakar
12 Novembre 2018

Le renforcement du pouvoir des femmes et des filles passe par l’application des lois qui les protègent en tant que citoyennes à part entière.

C’est l’une des pistes d’autonomisation des femmes en tant que facteur de réalisation du dividende démographique dans la régionale ouest africaine, que l’ambassadeur du Canada au Sénégal, Mme Lise Filiatrault a dessiné, ce lundi 12 novembre à Dakar.

C’était à l’ouverture officielle de la rencontre de haut niveau sur le dividende démographique et l’autonomisation des femmes et des filles. Une rencontre qui a pour objectif de proposer des solutions à l’autonomisation des personnes et filles pour réaliser le dividende démographique dans nos pays.

Mme Filiatrault estime que tous les pays devraient être fiers d’avoir adopté des lois qui protègent les femmes et les filles.

A son avis, ces lois concernent, entre autres, la répression de la violence faite aux femmes, l’excision, et les mariages précoces et d’enfants.

Toutefois, poursuit-elle, les évidences montrent que l’application de ces lois nécessite d’être renforcée.

Dans cette dynamique, l’ambassadeur du Canada au Sénégal pense qu’il est primordial que les corps de justice se dotent de moyens et de capacités pour permettre aux femmes et aux filles d’exercer et de bénéficier de leurs droits au même titre que tous les citoyens.

Ceci, ajoute-t-elle, leur permettrait de réaliser leur plein potentiel économique et social au bénéfice de toute la société.

Ce qui fait dire au Directeur régional de l’UNPA que le renforcement de l’autonomisation des femmes et des filles est une condition indispensable à l’instauration d’un développement durable et d’une croissance inclusive, et à la réalisation des aspirations de l’Union africaine.

En même temps, fait-il savoir, c’est une question de droit et de la construction de sociétés équitables.

A son avis, le succès de l’agenda 2030 sur le développement durable en Afrique ainsi que la réalisation des sept aspirations de l’agenda 2063 de l’Union africaine dépendront du degré d’autonomisation que les femmes parviendront à acquérir grâce à leur mise en œuvre.

M. Ngom a tenu à attirer l’attention des acteurs sur la nécessité de soutenir la mise en œuvre d’initiatives au niveau national et régional, de manière judicieuse, en affectant des ressources appropriés, et la réalisation d’actions concrètes, d’actions d’envergure à la hauteur de l’ampleur, de la complexité et de l’interdépendance des défis auxquels nos pays font face.

Ceci, afin de transformer véritablement la vie de ces femmes, et permettre aux populations de réaliser leur plein potentiel.

 Devant cet état de fait, M. Ngom pense que des approches de partenariats novateurs s’imposent pour relever ces défis. Ce qui, pour lui, implique de mettre en place des cadres juridiques, institutionnels, politiques et administratifs nationaux favorables qui permettent de renforcer les capacités, transférer les connaissances et l’excellence, et de promouvoir la responsabilité.

 Réaliser cette volonté passera par résoudre certains obstacles auxquels les femmes font face. Des blocages qui, selon Mme Cécile Compaoré Zoungrana, Représentante Résidente  UNFPA explique le fait qu’elles restent souvent confinées dans des activités modestes, à rendement faible, et opèrent majoritairement dans l’économie mondiale.

En guise de solution, le directeur régional de UNFPA, M. Mabingué Ngom propose des initiatives régionales en cours dont le projet « Autonomisation des Femmes et Dividende Démographique au Sahel (Swedd) » qui, selon lui, est un exemple de partenariat régional qui mérite d’être soutenu, renforcé et porté sur une plus grande échelle à l’intérieur du continent.

Par cette occasion, le ministre de la Femme, de la Famille et du Genre du Sénégal, Mme Ndeye Saly Diop Dieng, a fait part du souhait du Sénégal de bénéficier à ce projet qui, pour le moment, couvre le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Niger, la Mauritanie et le Tchad.

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