La Banque africaine de développement a organisé un atelier à Abuja, au Nigeria, afin d'évaluer les performances de son portefeuille pays 2025. Près de 200 participants ont assisté à cette rencontre, coorganisée avec le ministère fédéral des Finances du Nigeria. Outre des représentants de ce ministère, y ont pris part plusieurs représentants de la Banque et d'autres organismes associés à différents projets du secteur public que soutient la Banque au Nigeria.
Au cours de cet atelier, les deux parties ont réaffirmé leur engagement à accélérer la mise en oeuvre des opérations financées par la Banque au Nigeria. Le portefeuille actif de la Banque africaine de développement au Nigeria, le plus gros sur le continent, s'élève à 5,1 milliards de dollars américains. Il couvre au total 52 projets à la fois dans le secteur public et le secteur privé.
L'examen des performances du portefeuille pays 2025 est un exercice stratégique qui permet d'évaluer les projets, d'identifier les difficultés de mise en oeuvre et d'assurer leur alignement sur les priorités nationales de développement, en constante évolution.
À l'ouverture de l'atelier, Abdul Kamara, directeur général de la Banque au Nigeria, a insisté sur l'approche axée sur les résultats : « Nous sommes réunis ici non seulement pour examiner les chiffres, mais aussi pour vérifier que les investissements débouchent sur des résultats tangibles et visibles en matière de développement. Chaque dollar doit compter, chaque retard doit être corrigé et chaque équipe doit avoir une vision claire de son rôle pour que les résultats servent le développement et la population nigériane », a-t-il souligné.
M. Stanley George, directeur du Département des relations économiques internationales au ministère fédéral des Finances, a salué le partenariat durable avec la Banque. Il a souligné l'importance de la reddition de comptes en matière budgétaire, de l'exécution des projets dans les délais et de retombées profitant directement aux Nigérians : « Le portefeuille que nous examinons n'est pas constitué de dons, mais de prêts que le gouvernement fédéral rembourse grâce aux impôts payés par les contribuables, a-t-il déclaré. Chaque personne qui gère un projet a un rôle essentiel à jouer. Nous félicitons la Banque africaine de développement d'avoir su mobiliser cette masse critique de parties prenantes, démontrant la force de ce partenariat, en particulier pour la mise en oeuvre. »
Les séances techniques ont porté sur divers points liés à la mise en oeuvre des projets, notamment la passation des marchés, les décaissements, la gestion financière et le respect des garanties environnementales et sociales. Quant aux discussions, elles ont surtout tourné autour des mécanismes efficaces de traitement des plaintes, de la participation active des communautés et de la mise en place de plans d'indemnisation solides. Les participants ont également insisté sur le besoin d'épuration du portefeuille et d'accélération des décaissements.
Les séances thématiques ont débouché sur l'examen des conclusions tirées, ainsi que sur l'évaluation de la qualité des projets au départ, les délais de démarrage et les mécanismes de supervision et de coordination. Plusieurs unités de mise en oeuvre des projets ont partagé les enseignements tirés dans leur État respectif, soulignant ce qui fonctionne, ce qui doit être affiné et la façon dont la collaboration par le dialogue peut contribuer à la résolution conjointe des problèmes.
« La participation à cet exercice d'évaluation des performances du portefeuille pays nous permet de mieux comprendre ce que l'on attend de nous, en ce qui concerne particulièrement la planification des marchés à passer et les procédures de décaissement », a déclaré Samuel Ogundare, responsable des contrats dans le cadre du projet Ekity Knowledge Zone (EKZ) dans l'État d'Ekiti. « Le travail direct avec l'équipe de la Banque, soutenu par une plateforme de discussion plus large, nous aidera vraiment à être plus efficaces », a-t-il ajouté.
Au terme de cet atelier, un nouveau plan d'amélioration du portefeuille pays 2025 a été officiellement adopté. Il définit un calendrier et des mesures concrètes pour éliminer les goulets d'étranglement et améliorer la qualité de la mise en oeuvre des projets.
La Banque africaine de développement a réitéré son engagement à soutenir le Nigeria par le biais d'un dialogue continu concernant les politiques, et d'une assistance technique et de renforcement des capacités.