La Banque africaine de développement et JPMorgan alignent leurs positions sur le financement de la croissance et de la transition énergétique en Afrique

24 Avril 2026
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African Development Bank (Abidjan)

Le Groupe de la Banque africaine de développement et JPMorgan Chase ont eu des discussions bilatérales de haut niveau lundi 20 avril à Abidjan, axées sur le renforcement de leur partenariat stratégique dans un contexte d'incertitude économique et géopolitique croissante à l'échelle mondiale.

Le Groupe de la Banque était représenté par les vice-présidents Solomon Quaynor, chargé du Secteur privé, de l'Infrastructure et de l'Industrialisation et Kevin Urama, Économiste en chef et vice-président chargé de la Gouvernance économique et de la Gestion des connaissances ainsi que par des administrateurs du Groupe de la Banque impliqués dans la supervision des opérations liées au secteur privé, à l'énergie et aux finances.

La délégation de JPMorgan était conduite par James Roddy, directeur général et responsable mondial de la banque d'entreprise et Masha Gloukhovski, directrice générale et responsable mondiale du secteur public. Elle comprenait également Olivier Eweck, directeur général et responsable du secteur public pour l'Afrique, Michael Avou, directeur exécutif et directeur pays pour l'Afrique de l'Ouest et l'Afrique centrale francophones ainsi que Puja Turner, directrice générale et responsable du financement par emprunt pour la région Europe centrale et orientale, Moyen-Orient et Afrique (CEEMEA).

Ouvrant les discussions, les responsables de JPMorgan ont souligné le rôle central des relations avec la clientèle dans la stratégie africaine du géant bancaire américain, insistant sur le fait que son engagement croissant en Afrique est motivé par une volonté d'accompagner ses clients sur le long terme. Ils ont également mis l'accent sur une exécution axée sur le client, une gestion rigoureuse des risques et une attention constante portée aux régions prioritaires, dont l'Afrique. Dans le cadre de ses efforts pour étendre sa présence en Afrique, JP Morgan a ouvert des bureaux de représentation à Abidjan et à Nairobi, lesquels permettront d'assurer une couverture plus large de l'Afrique subsaharienne.

L'équipe du Groupe de la Banque s'est réjouie de l'engagement croissant de JPMorgan, y voyant un tremplin vers une coopération plus étroite dans les domaines des opérations souveraines et non souveraines, du développement des marchés de capitaux et du financement des gouvernements et des institutions financières.

La réunion a également permis d'examiner les performances macroéconomiques de l'Afrique, les deux parties soulignant la résilience du continent malgré des soubresauts persistants à l'échelle mondiale. Elles ont évoqué l'impact continu de la crise au Moyen-Orient sur les prix de l'énergie, le coût des denrées alimentaires et des engrais, ainsi que les perturbations des chaînes d'approvisionnement, tout en soulignant les avantages structurels de l'Afrique, notamment une population jeune, de vastes ressources naturelles et des marchés intérieurs en expansion, de plus en plus intégrés grâce à la Zone de libre-échange continentale africaine.

La sécurité énergétique a également occupé une place prépondérante dans les discussions. Les deux institutions ont approuvé une approche diversifiée combinant les énergies renouvelables et les sources d'énergie conventionnelles pour remédier au déficit d'accès à l'électricité sur le continent tout en respectant les engagements climatiques. Le barrage de Grand Inga, en République démocratique du Congo (RDC), a été présenté comme un projet phare potentiel de 40 000 mégawatts susceptible de bénéficier d'un soutien conjoint. Le vice-président Quaynor a exhorté JPMorgan à s'associer plus étroitement aux efforts du Groupe de la Banque visant à créer une nouvelle architecture financière africaine qui soutiendra le développement du continent, et a invité les dirigeants de JPMorgan à participer à l'Africa Investment Forum dans le cadre d'une demande plus large faite à l'institution de jouer un rôle de promoteur mondial des investissements en Afrique.

Les discussions ont également porté sur la collaboration en matière de marchés des capitaux, notamment les mandats, les instruments de capital hybrides et le financement en monnaie locale. Les représentants du Groupe de la Banque ont souligné un changement d'approche significatif, se montrant davantage disposés à assumer le risque de change plutôt que d'exiger des structures de couverture back-to-back parfaites.

En conclusion, M. Roddy, de JPMorgan, a réaffirmé les fortes synergies existantes, notant que le travail du Groupe de la Banque africaine de développement s'aligne étroitement sur la mission mondiale de JPMorgan, et s'est engagé à mobiliser toutes les capacités de l'entreprise pour soutenir ce partenariat et le développement de l'Afrique.

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