Dakar — Le Sénégal a entamé, mardi, comme beaucoup d'autres pays, la campagne mondiale de "Seize jours d'activisme contre la violence basée sur le genre à l'égard des femmes et des filles", "la violence numérique" étant celle qui préoccupe davantage l'État et les organisations, cette année.
Cette mobilisation internationale se poursuivra jusqu'au 10 décembre.
Au Sénégal, ONU Femmes, l'institution des Nations unies chargée de l'égalité des sexes et de l'autonomisation des femmes, assure la coordination de la campagne.
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Les organisations de la société civile et le ministère de la Famille, de l'Action sociale et des Solidarités prennent part à la mobilisation contre la violence basée sur le genre à l'égard des femmes et des filles.
"Tous unis pour mettre fin à la violence numérique à l'égard des femmes et des filles" est le thème choisi cette année pour les activités de cette campagne.
"En 2025, la campagne met en exergue la violence numérique, une menace croissante qui se propage à mesure que nos sociétés se digitalisent, et qui touche de manière disproportionnée les femmes et les filles, y compris au Sénégal", affirme ONU Femmes dans un communiqué parvenu à l'APS.
Cette institution spécialisée des Nations unies et ses partenaires appellent à unir les efforts pour "construire des espaces numériques sûrs, respectueux et inclusifs, où chaque femme et chaque fille puissent s'exprimer librement, sans peur ni intimidation".
La violence basée sur le genre, dont les femmes et les filles sont victimes, se manifeste par le harcèlement en ligne, la diffusion d'images non consenties, la désinformation sexiste, selon ONU Femmes.
"Au Sénégal, malgré des avancées légales et institutionnelles notables, ces violences faites aux femmes et aux filles persistent [...] Les réseaux sociaux deviennent parfois des espaces d'intimidation et de stigmatisation, où de nombreuses femmes, notamment les jeunes et les femmes leaders d'opinion, subissent le harcèlement et la diffamation", affirme-t-elle.
Selon le communiqué, la campagne montre le rôle déterminant que jouent les organisations féminines et communautaires, de "véritables moteurs du changement social et de la construction d'espaces numériques sûrs pour toutes et tous".
La campagne de "Seize jours d'activisme contre la violence basée sur le genre à l'égard des femmes et des filles" est menée chaque année depuis 1991 le "Women's Global Leadership Institute", qui est soutenu depuis 2008 par les Nations unies.
