Bassin du fleuve Zambèze - Le FEM approuve un don de 9,45 millions de dollars pour renforcer la gouvernance de l'eau résiliente au climat

5 Février 2026
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African Development Bank (Abidjan)

Le Fonds pour l'environnement mondial (FEM) a approuvé un don de 9,45 millions de dollars en faveur d'un projet régional mené par le Groupe de la Banque africaine de développement pour renforcer la résilience climatique, la protection des écosystèmes et la gouvernance coopérative de l'eau dans le bassin du fleuve Zambèze, l'un des systèmes d'eau douce partagés les plus vitaux d'Afrique.

Le bassin du fleuve Zambèze s'étend sur huit pays d'Afrique australe : l'Angola, le Botswana, le Malawi, le Mozambique, la Namibie, la Tanzanie, la Zambie et le Zimbabwe. Il fait vivre plus de 51 millions de personnes grâce à la production d'hydroélectricité, l'agriculture irriguée, la pêche et des écosystèmes d'importance mondiale, notamment la plaine inondable de Barotse et le delta du Zambèze. Cependant, l'accélération de la variabilité du climat, la déforestation, la pollution, l'exploitation désynchronisée des barrages et la gouvernance fragmentée exercent une pression croissante sur le bassin. Le débit annuel moyen du fleuve a diminué de près de 20 % au cours des deux dernières décennies tandis que les sécheresses et inondations récurrentes menacent de plus en plus la sécurité énergétique, la production alimentaire et les services écosystémiques.

Le projet financé par le FEM renforcera les capacités de la Commission du cours d'eau du Zambèze (ZAMCOM) et de ses États riverains à mettre en oeuvre une approche intégrée du Nexus eau-énergie-alimentation-environnement (EEAE), conformément au plan stratégique de la ZAMCOM et au protocole de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) sur les cours d'eau partagés. Les interventions clés comprennent le renforcement de la coordination à l'échelle du bassin grâce aux lignes directrices de l'EEAE et aux cadres d'évaluation environnementale et sociale harmonisés, ainsi que le déploiement d'outils d'aide à la décision tenant compte des risques climatiques, tels que le système d'information sur l'eau du Zambèze (ZAMWIS) et des évaluations ciblées des risques climatiques.

Pour faire face à la variabilité hydrologique croissante, le projet expérimentera des règles adaptatives d'exploitation des barrages et de débit environnemental afin de mieux équilibrer la production hydroélectrique, les risques d'inondation et les besoins des écosystèmes dans l'ensemble du bassin. Il introduira également des mécanismes de financement innovants, notamment des paiements pour les services écosystémiques et des systèmes de redevance d'utilisation, afin de diversifier et de pérenniser le financement de la gestion des écosystèmes et des ressources en eau.

« En travaillant ensemble, les États riverains du Zambèze renforcent la gestion résiliente au climat du bassin fluvial afin de protéger les écosystèmes et de garantir l'accès à l'eau, à l'énergie et à la nourriture pour des millions de personnes en Afrique australe », a déclaré Gareth Phillips, chef de la Division du financement du climat et de l'environnement à la Banque africaine de développement avant d'ajouter : « Ce projet vient soutenir une gestion des bassins fluviaux coordonnée, éclairée par le climat et financièrement durable, qui soutient les écosystèmes, favorisant ainsi le programme de développement de l'Afrique australe. »

Les femmes, les jeunes et les communautés locales joueront un rôle central dans la planification, la mise en oeuvre et le suivi du projet afin de garantir des résultats socialement inclusifs et adaptés aux réalités locales. Le partage des connaissances sera intégré à l'ensemble du projet, les enseignements tirés étant diffusés par le biais du ZAMWIS et d'échanges régionaux entre pairs.

Le don du FEM devrait catalyser plus de 140 millions de dollars de cofinancement de la part des gouvernements bénéficiaires, de la Banque africaine de développement, du Fonds vert pour le climat, des Fonds d'investissement climatiques, du Mécanisme mondial de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD), des partenaires du secteur privé et de l'initiative Team Europe, coordonnée par les plateformes pilotées par la ZAMCOM.

Ensemble, ces investissements visent à apporter des bénéfices environnementaux mondiaux durables, notamment une meilleure qualité de l'eau, la restauration des services écosystémiques et une résilience climatique renforcée, conformément à la stratégie du domaine d'intervention « Eaux internationales » du cycle FEM-8.

Des informations complémentaires sur le projet sont disponibles ici.

À propos du FEM

Le Fonds pour l'environnement mondial (FEM) regroupe plusieurs fonds multilatéraux qui oeuvrent de concert pour relever les défis les plus urgents de la planète de manière intégrée. Son financement aide les pays en développement à relever des défis complexes et à atteindre les objectifs environnementaux internationaux. Au cours des trente dernières années, le FEM a octroyé plus de 26 milliards de dollars de financements, principalement sous forme de dons, et a mobilisé 153 milliards de dollars supplémentaires pour des projets prioritaires menés par les pays.

Plus d'informations sur https://www.thegef.org

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