Ce lundi 09 Janvier Abidjan a accueilli la cinquantième assemblée générale de la Fédération des Assurances de Droit National Africaines (FANAF),un demi-siècle après sa création le 17 Mars 1976 à Yamoussoukro.
Un nouveau paradigme de l'assurance africaine
Cette cérémonie s'est ouverte avec l'allocution du président de l'Association des Sociétés d'Assurances de Côte d'Ivoire (ASACI), président du comité d'organisation de la FANAF, M. Mamadou Kone, qui a rappelé que ce cinquantenaire marque non seulement la rencontre de tous les acteurs de l'économie africaine mais aussi "le chemin parcouru et les perspectives de progression".
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Il a ensuite souligné le rôle de la FANAF en rappelant qu'"une institution ne peut progresser que si elle respecte son histoire". C'est aussi un moment pour réfléchir sur les enjeux du marché des assurances mais aussi pour bâtir des progrès qui doivent être utiles et constructifs pour tracer l'avenir de l'assurance.
De son côté, le Président de la FANAF, M. Cesar Ekomie Afene, a rendu hommage aux pionniers de cette plateforme d'idées et d'innovation. "Cette assemblée générale n'est pas une étape ordinaire de notre histoire, elle marque 50 années d'engagement collectif de construction patiente, de vision partagée", a-t-il souligné.
Selon lui, pour bâtir un écosystème d'assurance viable, il faut innover et se réinventer. C'est d'ailleurs tout le sens du thème de cette année « Cinquantenaire de la FANAF : Bâtir le futur de l'assurance africaine ».
Cet événement a également été l'occasion pour le président de la Banque Africaine de Développement (BAD), Dr Sidy Ould Tah, de remercier et féliciter la FANAF pour l'excellent travail accompli depuis sa création.
Dans sa communication spéciale, il a souligné que l'engagement collectif de la FANAF demeure avant tout "une promesse de confiance" et doit permettre de "tirer une leçon du chemin parcouru et façonner l'avenir de l'assurance africaine vers une nouvelle dynamique".
"Le taux de pénétration de l'assurance africaine demeure limité, bien en dessous de la moyenne qui est de 7%. Pour réinventer une nouvelle architecture financière africaine, on doit être à l'écoute des besoins du secteur et engager des réformes ambitieuses… L'assurance ne peut plus être perçue comme un acteur périphérique de la finance mais un acteur central", a-t-il conclu.
Enfin, en représentant le Premier ministre Robert Beugré Mambé, le ministre de l'Économie, des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, a souligné la vitalité de l'économie africaine portée par la FANAF, en favorisant "l'émergence de champions nationaux et régionaux dans l'écosystème de l'assurance africaine". En tenant compte de la nouvelle dynamique de transformation économique, Monsieur le ministre estime que "l'assurance n'est plus une simple couverture des risques mais apparait désormais comme un levier stratégique de développement".
La culture au cœur du rendez-vous
L'hospitalité ivoirienne s'est pleinement exprimée à travers une parenthèse culturelle riche et symbolique, portée par la prestation de plusieurs acteurs majeurs de la scène artistique.
Le chorégraphe Georges Momboye a livré une performance époustouflante, véritable fresque vivante célébrant la solidarité, l'unité africaine et le brassage des peuples. À travers la danse et le mouvement, il a rappelé que l'assurance, au-delà des chiffres et des mécanismes techniques, repose avant tout sur une vision collective et panafricaine.
Cette pause artistique empreinte d'émotion et de fierté culturelle s'est conclue avec la chanteuse Josey, dont la prestation mélodieuse a su rassembler l'auditoire dans une même communion.
Une illustration éloquente de la richesse culturelle africaine et de l'esprit d'unité qui anime une organisation regroupant des nations de tout le continent.