« Lorsque les pays africains investissent dans le Fonds africain de développement, ils prennent une décision stratégique. C'est le fondement d'un nouveau pacte financier pour le continent. » -- Dr Sidi Ould Tah
Vingt-quatre pays africains se sont engagés à verser environ 180 millions de dollars au Fonds africain de développement, le guichet de financement concessionnel du Groupe de la Banque africaine de développement pour les pays à faible revenu, à l'issue de sa dix-septième reconstitution des ressources (FAD-17) à Londres en décembre 2025.
Parmi eux, vingt pays contribuaient pour la première fois, contre cinq pays africains contributeurs lors de la reconstitution précédente (FAD-16). Le FAD-17 a mobilisé un montant record de 11 milliards de dollars auprès de 44 partenaires, soit une augmentation de 23 % par rapport à la précédente reconstitution des ressources et la plus importante mobilisation de ressources du Fonds en 53 ans d'existence. Cette contribution témoigne d'un engagement croissant sur le continent en faveur du Fonds africain de développement et du renforcement de l'appropriation collective des priorités de développement de l'Afrique.
« Le niveau de participation africaine et le volume de ces contributions sont sans précédent. Ils envoient un signal clair : l'Afrique n'est pas seulement bénéficiaire du FAD, elle est co-investisseuse dans son propre avenir », a déclaré Dr Sidi Ould Tah, président du Groupe de la Banque africaine de développement, lors de la réunion de reconstitution des ressources.
Dr Ould Tah a souligné que l'engagement de l'Afrique à relever ses défis de développement avec ses propres ressources peut être le fondement d'un nouveau pacte financier pour le continent.
Pour Seedy Keita, ministre de l'Économie et des Finances de la Gambie, son pays a contribué au FAD-17 parce que « nous comprenons le rôle transformateur du Fonds africain de développement dans l'avancement de nos priorités nationales de développement. Alors que nous nous efforçons de réaliser l'accès universel à l'électricité d'ici 2030 et de renforcer la résilience économique, il est important que les pays africains investissent également dans les institutions qui soutiennent nos progrès. Notre contribution témoigne à la fois de notre solidarité et de notre confiance dans la capacité du Fonds à produire des résultats. »
Les cinq sous-régions de l'Afrique ont contribué au FAD-17, y compris les pays à faible revenu, les pays fragiles et les pays à revenu intermédiaire. Les 24 pays participants sont l'Algérie, le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, le Tchad, la République du Congo, la Côte d'Ivoire, Djibouti, l'Égypte, l'Éthiopie, le Ghana, la Guinée, le Kenya, le Liberia, Madagascar, la Mauritanie, le Maroc, le Niger, la Sierra Leone, l'Afrique du Sud, le Soudan, la Gambie, la Zambie et le Zimbabwe.
Leur participation souligne la reconnaissance commune du fait qu'un soutien constant au Fonds africain de développement renforce la capacité du continent à financer des investissements dans les infrastructures, l'agriculture, l'énergie et les services essentiels dans les pays éligibles.
Aboubakar Nacanabo, ministre de l'Économie et des Finances et gouverneur du Groupe de la Banque pour le Burkina Faso, a déclaré : « La contribution du Burkina Faso au FAD-17 traduit notre conviction que l'Afrique doit prendre en main son destin et participer activement au financement de sa propre transformation. Forts des succès obtenus grâce aux investissements de la Banque dans nos infrastructures essentielles, nous renforçons aujourd'hui cet engagement mutuel pour un partenariat tourné vers l'innovation et la transformation structurelle de nos économies. En contribuant au Fonds, nous affirmons notre volonté de bâtir un partenariat équilibré, orienté vers des résultats concrets au service de nos populations. »
Les contributions africaines renforcent la capacité financière du FAD
Les contributions des pays africains renforcent l'assise financière du Fonds. Elles renforcent sa base de capital et soutiennent la mise en oeuvre de l'option d'emprunt sur le marché proposée et approuvée dans le cadre du FAD-17. Cette option permettra au Fonds d'accéder aux marchés des capitaux pour la première fois.
Les contributions africaines complètent les nouveaux engagements de cofinancement, notamment jusqu'à 800 millions de dollars de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique et jusqu'à 2 milliards de dollars du Fonds de l'OPEP pour le développement international. Bien que ces deux partenariats n'impliquent pas de contributions directes au Fonds africain de développement, ils élargissent l'éventail des ressources de financement concessionnel et mixte disponibles pour les pays éligibles au Fonds afin de faire progresser leurs priorités de développement.
Grâce aux projets soutenus par le Fonds africain de développement, les ressources financent la production d'énergie solaire au Sahel, les corridors de transport reliant les pays enclavés aux marchés régionaux, le développement des chaînes de valeur agricoles et des systèmes d'eau et d'assainissement desservant des millions de personnes. La participation de 24 contributeurs africains à l'ADF-17 témoigne d'une appropriation régionale renforcée de la plateforme de financement concessionnel du continent.
Cet article est le premier d'une série mettant en lumière le rôle des pays africains dans le soutien au FAD-17 et la promotion de solutions de développement menées par l'Afrique. Suivez la série en utilisant le hashtag #ADFDelivers.
Propos des gouverneurs
- Burkina Faso
Aboubakar Nacanabo, ministre de l'Économie et des Finances :
« La contribution du Burkina Faso au FAD-17 traduit notre conviction que l'Afrique doit prendre en main son destin et participer activement au financement de sa propre transformation. Forts des succès obtenus grâce aux investissements de la Banque africaine de développement dans nos infrastructures essentielles, nous renforçons aujourd'hui cet engagement mutuel pour un partenariat tourné vers l'innovation et la transformation structurelle de nos économies. En contribuant au Fonds africain de développement, nous affirmons notre volonté de bâtir un partenariat équilibré, orienté vers des résultats concrets au service de nos populations ».
- Liberia
Augustine Kpehe Ngafuan, ministre des Finances et de la Planification du développement :
« Le Liberia a contribué au FAD-17, car nous avons pu constater par nous-mêmes l'impact de ce Fonds africain de développement. Alors que le Liberia poursuit sa diversification économique, comble ses lacunes en matière d'infrastructures et renforce ses institutions, le Fonds reste un partenaire essentiel. Dans le cadre du FAD-17, nous sommes impatients d'approfondir notre collaboration afin d'accélérer une croissance inclusive et d'obtenir des résultats durables pour le peuple libérien ».
- Gambie
Seedy Keita, ministre de l'Économie et des Finances :
« La Gambie a contribué au FAD-17 parce que nous comprenons le rôle transformateur du Fonds africain de développement dans la promotion de nos priorités nationales en matière de développement. Alors que nous nous efforçons de parvenir à l'accès universel à l'électricité d'ici 2030 et de renforcer la résilience économique, il est important que les pays africains investissent également dans les institutions qui soutiennent nos progrès. Notre contribution reflète à la fois notre solidarité et notre confiance dans la capacité du Fonds à obtenir des résultats ».
- Soudan
Gebreil Ibrahim Mohamed Fediel, ministre des Finances et de la Planification économique
« La participation du Soudan à la 17e reconstitution des ressources du Fonds africain de développement souligne notre engagement indéfectible en faveur de la solidarité africaine et de l'autosuffisance collective en tant que mécanisme principal de financement du développement durable. Au cours de la dernière décennie, le financement du Fonds a soutenu la mise en oeuvre de nombreux projets de renforcement des capacités et d'infrastructures dans les secteurs de l'eau, de la santé, de l'agriculture et des services sociaux, renforçant ainsi la résilience institutionnelle et la fourniture de services essentiels, en particulier dans les contextes fragiles, et démontrant l'efficacité des investissements africains conjoints pour atteindre des résultats en matière de développement durable. Nous sommes impatients d'approfondir notre partenariat stratégique avec le Fonds afin d'accélérer la reprise, de reconstruire les infrastructures et de parvenir à une croissance inclusive et durable, en mettant l'accent sur la transformation numérique et les énergies propres ».
