La Banque africaine de développement, le gouvernement nigérian et ONU Femmes lancent un Profil de genre et une feuille de route vers l'égalité à l'horizon 2030 pour une croissance inclusive

7 Juillet 2026
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African Development Bank (Abidjan)

La Banque africaine de développement, le ministère fédéral des Affaires féminines et du Développement social et ONU Femmes Nigéria ont lancé le Profil de genre du Nigéria et une feuille de route vers l'égalité à l'horizon 2030, un cadre qui trace une voie claire en la matière et pour une croissance inclusive au Nigéria.

Cette initiative, qui s'est déroulée le 24 juin dernier, renforce le programme de développement du Nigéria, réunissant le gouvernement, les partenaires au développement, le secteur privé et la société civile afin de mener une action coordonnée en faveur de l'égalité de genre et de l'autonomisation des femmes.

S'inscrivant dans le cadre du programme « Profils de genre par pays » du Groupe de la Banque mis en oeuvre en Afrique, le Profil de genre et la feuille de route du Nigéria s'ajoutent à un ensemble croissant de profils de pays ; ils fournissent des données spécifiques sur les disparités de genre dans des secteurs clés, notamment l'économie, l'éducation, la santé, le leadership, la gouvernance et la protection contre les violences sexistes. Conçu comme un cadre adoptant délibérément une double approche, le profil établit un diagnostic rigoureux des lacunes structurelles, tandis que la feuille de route traduit ces observations en solutions claires à l'échelle institutionnelle.

L'une des caractéristiques déterminantes de ce rapport tient au passage de l'analyse à la mise en oeuvre. Si les évaluations en matière d'égalité de genre au Nigéria ne sont pas nouvelles, ce cadre va au-delà du simple diagnostic en associant des données probantes à une feuille de route concrète et orientée vers l'action à l'horizon 2030, définissant les axes de travail dans huit domaines prioritaires.

Fondamentalement, ces éléments font de l'égalité de genre une priorité pour l'ensemble de l'économie. Le rapport adopte une approche intersectorielle, reconnaissant que les progrès nécessitent une action coordonnée entre les différents secteurs -- depuis l'éducation et la finance jusqu'aux infrastructures et à la gouvernance -- appuyée par des investissements soutenus, une forte responsabilité et une participation inclusive.

Le rapport s'aligne directement sur le Plan national de développement du Nigéria 2026-2030, intégrant l'égalité de genre dans les priorités politiques et d'investissement.

Imaan Sulaiman-Ibrahim, ministre nigériane des Affaires féminines et du Développement social, a souligné l'importance d'une action collective et d'une mise en oeuvre durable. « L'égalité de genre n'est pas une concession ; c'est un investissement judicieux dans la force de notre nation. Lorsque les femmes et les filles bénéficient d'un accès égal à l'éducation, au financement, au leadership et à la sécurité, les familles sont plus stables, les communautés sont plus résilientes et l'économie se développe », a-t-elle déclaré.

Abdul B. Kamara, vice-président par intérim du Groupe de la Banque africaine de développement chargé du Développement régional, de l'Intégration et de la Prestation de services, et directeur général du Département pays du Nigéria, a rappelé l'engagement de l'institution à faire progresser le développement inclusif en intégrant la dimension de genre : « Le Nigéria figure parmi les premiers pays où l'égalité de genre est passée du statut de question transversale à celui de pilier stratégique du développement dans la Stratégie pays de la Banque. L'investissement de la Banque africaine de développement dans cette feuille de route reflète cet engagement : l'égalité de genre n'est pas un objectif social qui entre en concurrence avec la croissance économique ; c'est une condition préalable à celle-ci. »

Le rapport a également bénéficié de consultations menées à l'échelle nationale et de contributions d'experts nationaux, renforçant ainsi la rigueur technique et l'appropriation nationale.

Pour Beatrice Eyong, représentante d'ONU Femmes au Nigéria et auprès de la CEDEAO, « l'égalité de genre n'est pas un programme isolé. C'est le fil conducteur qui relie la transformation économique, la gouvernance démocratique, le développement du capital humain, la résilience climatique et la paix durable. Lorsque l'égalité de genre progresse, le développement s'accélère. »

Ce rapport s'aligne sur la Stratégie genre 2021-2025 (prolongée jusqu'en 2026) de la Banque africaine de développement, son Document de stratégie pays pour le Nigéria 2025-2030 et le Plan national de développement du Nigéria 2026-2030. Il soutient également les engagements du pays au titre du Programme d'action de Beijing. Son lancement pendant l'année « Beijing+30 » renforce l'accent renouvelé sur la mise en oeuvre et les résultats mesurables.

Cliquez sur ce lien pour lire le rapport.

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