Le Groupe de la Banque africaine de développement et l'Allemagne font progresser le programme de réforme du financement du développement

8 Juillet 2026
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African Development Bank (Abidjan)

Le Groupe de la Banque africaine de développement et l'Allemagne font progresser un programme commun fondé sur un engagement à réformer la manière dont le financement du développement est structuré et déployé sur le continent. Tandis que le Groupe de la Banque met en oeuvre la Nouvelle architecture financière africaine pour le développement (NAFAD), le programme de réformes de l'Allemagne reflète les mêmes priorités, notamment la coordination des capitaux, le renforcement des institutions et l'approfondissement de la coopération sur la base d'intérêts mutuels et de résultats partagés.

La NAFAD, adoptée dans le cadre du Consensus d'Abidjan en avril 2026, fournit un cadre pour une mobilisation plus coordonnée des capitaux, le renforcement des mécanismes de partage des risques et le développement à grande échelle de pipelines de projets prêts pour l'investissement. Elle soutient les efforts visant à élargir l'accès au capital, à renforcer les systèmes financiers et à accélérer l'industrialisation dans les pays membres régionaux.

Le plan de réforme de la coopération au développement de l'Allemagne, intitulé « Façonner l'avenir ensemble à l'échelle mondiale » et adopté en janvier 2026, renforce cette orientation en mettant davantage l'accent sur un financement ciblé, des instruments différenciés et une participation accrue du secteur privé. Ces réformes mettent également l'accent sur la coopération économique, la création de valeur locale et le renforcement des institutions multilatérales et des systèmes financiers, s'alignant étroitement sur l'objectif de la NAFAD de lier la mobilisation de capitaux à la transformation économique.

Le programme de réformes du pays est mis en oeuvre par le biais du système allemand de coopération au développement, dirigé par le ministère fédéral de la Coopération économique et du Développement (BMZ). Il réunit le financement du développement, l'assistance technique et les investissements du secteur privé par l'intermédiaire de trois entités : la Banque de développement KfW ; l'agence allemande de développement GIZ (« Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit) ; et la Société allemande d'investissement et de développement DEG (« Deutsche Investitions und Entwicklungsgesellschaft »), une filiale de la KfW axée sur les investissements du secteur privé.

Les efforts se concentrent de plus en plus sur la traduction de cet alignement en résultats concrets, l'énergie s'imposant comme l'un des domaines d'activité les plus avancés. L'Allemagne est un partenaire de premier plan de « Mission 300 », l'initiative conjointe du Groupe de la Banque africaine de développement et du Groupe de la Banque mondiale visant à raccorder 300 millions d'Africains à l'électricité d'ici à 2030. Depuis 2021, l'Allemagne a contribué à hauteur de 234 millions d'euros au Fonds pour l'énergie durable en Afrique (SEFA), dont le portefeuille compte désormais 54 opérations dans 46 pays, pour un montant total engagé de plus de 405 millions de dollars.

L'Allemagne est un partenaire fondateur de l'Alliance pour l'infrastructure verte en Afrique (AGIA), cogérée par le Groupe de la Banque et Africa50. Le pays s'est également engagé à investir quatre milliards d'euros dans des projets énergétiques africains d'ici à 2030. Cette orientation reflète une évolution plus large vers des plateformes d'investissement coordonnées et des approches de financement évolutives, tant dans le cadre de la NAFAD que du programme de réformes de l'Allemagne.

Le travail porte également sur le développement du secteur privé et la réforme des investissements. L'Allemagne a lancé le « Pacte avec l'Afrique », qui vise à renforcer les conditions d'investissement et à mobiliser des capitaux privés. Entre 2020 et 2024, la Banque a apporté un soutien de plus de 14 milliards de dollars aux pays signataires du « Pacte avec l'Afrique » et a contribué à mobiliser des financements supplémentaires par le biais d'instruments tels que les garanties partielles de crédit.

Les relations entre le Groupe de la Banque et l'Allemagne ont débuté il y a plus de quatre décennies. L'Allemagne est devenue membre de l'institution panafricaine en 1983 et contribue au Fonds africain de développement, son guichet de prêts à taux concessionnels, depuis 1973. L'Allemagne est le deuxième plus gros contributeur au dix-septième cycle de reconstitution des ressources du Fonds (FAD-17), avec un engagement à hauteur de 607,57 millions d'euros, et se classe au troisième rang des actionnaires non régionaux sur une base cumulée.

À mesure que la mise en oeuvre de la NAFAD progresse et que l'Allemagne poursuit son programme de réformes, ce partenariat se traduit par la mise en place de systèmes de financement mieux coordonnés, qui répondent aux priorités communes et assurent la liaison entre les capitaux, les institutions et la mise en oeuvre des actions sur le continent.

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