Le Conseil d'administration du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé, le 8 juillet à Abidjan, un prêt de 293,88 millions d'euros destiné à soutenir la deuxième phase du Programme de soutien à l'inclusion économique et à la relance verte (EIGRSP II) du Kenya.
L'appui financier de l'institution soutiendra les réformes du pays en matière de gouvernance économique : améliorer la gestion des ressources publiques, élargir les opportunités pour les jeunes et les femmes, soutenir les petites entreprises et promouvoir une croissance résiliente au climat.
« Le Kenya a fait preuve de résilience face à un contexte mondial difficile tout en poursuivant d'importantes réformes visant à renforcer son économie et à créer des opportunités pour sa population », a déclaré Abdoulaye Coulibaly, directeur du Département de la gouvernance du Groupe de la Banque africaine de développement. « Cette opération témoigne de la confiance de la Banque dans le programme de réformes du Kenya et de notre engagement continu à soutenir une croissance inclusive, le développement du secteur privé et la résilience climatique. »
Le programme soutient les réformes en matière de gestion des finances publiques, de transparence budgétaire, de communication d'informations sur la dette, de marchés publics et d'intégrité financière. Il favorisera également l'inclusion économique, l'autonomisation économique des femmes, le développement des MPME, la création d'emplois et la croissance verte.
L'opération a été préparée en étroite collaboration avec le gouvernement du Kenya et en coordination avec des partenaires du développement clés, dont le Fonds monétaire international, la Banque mondiale, entre autres. Cette approche coordonnée soutient les efforts déployés par le Kenya pour renforcer la viabilité budgétaire, la gouvernance, le développement du secteur privé et la résilience.
L'approbation du programme EIGRSP II marque une nouvelle étape importante dans le partenariat de longue date entre le Groupe de la Banque et le Kenya. Depuis l'adhésion du Kenya en tant que membre du Groupe de la Banque en 1964, l'institution a soutenu les priorités de développement du pays par le biais d'investissements et de réformes dans les domaines des infrastructures, de l'énergie, de l'agriculture, de l'eau et de l'assainissement, du développement du secteur privé, de l'intégration régionale et de la gouvernance.
« Cette opération témoigne de la solidité du partenariat entre la Banque africaine de développement et le Kenya, a ajouté M. Coulibaly. Elle soutient des réformes qui renforceront les institutions publiques, amélioreront l'efficacité et la transparence des dépenses publiques, élargiront les perspectives offertes aux jeunes et aux entrepreneurs, et contribueront à bâtir une économie plus résiliente et inclusive. »
Ce programme s'appuie sur les réformes engagées lors de la première phase et est aligné sur le quatrième Plan national à moyen terme (2023-2027) du Kenya et sur la « Vision 2030 » plus large du Kenya, qui vise à transformer le Kenya en pays nouvellement industrialisé à revenu intermédiaire d'ici à 2030.