Lesotho - Une nouvelle étude propose de réformer les tarifs d'électricité reflétant les coûts et des investissements en hausse dans les infrastructures

21 Septembre 2026
Contenu d'un Partenaire Premium
African Development Bank (Abidjan)
announcement

La Lesotho Electricity and Water Authority et la Banque africaine de développement ont réuni les parties prenantes les 26 et 27 août 2026 à Maseru pour discuter de la réforme des tarifs de l'électricité au Lesotho, en vue d'assurer la viabilité financière du secteur tout en protégeant les consommateurs.

Cet atelier a marqué une nouvelle étape vers une réforme énergétique au Lesotho, fondée sur des données probantes, transparente et inclusive. Il a réuni des représentants du gouvernement, des institutions du secteur de l'énergie, des experts techniques, des représentants des consommateurs ainsi que des universitaires afin d'examiner les conclusions de l'Étude sur le coût du service (CoSS) et d'évaluer ses recommandations en vue de la réforme.

L'étude a mis en lumière un marché de l'électricité en pleine croissance. Le nombre de clients de la Lesotho Electricity Company devrait passer d'environ 320 575 en 2025 à près de 391 544 en 2030, soit une hausse de près de 22 % (environ 71 000 clients).

L'étude a révélé également que les tarifs actuels ne couvraient pas entièrement le coût de la fourniture d'électricité. Pour l'exercice 2026-2027, les tarifs en vigueur devraient permettre de recouvrer environ 74,00 Loti (environ 4,48 dollars) pour chaque tranche de 100,00 Loti (environ 6,06 dollars) nécessaires à la fourniture du service. Alors qu'un recouvrement intégral des coûts nécessiterait une hausse tarifaire moyenne estimée à 35,6 %, les recommandations proposent une approche plus progressive : une augmentation annuelle moyenne de 12,8 % sur trois ans afin d'atténuer l'impact immédiat sur les consommateurs.

La réforme proposée permettrait d'améliorer le système de tarification de l'électricité. Pour les entreprises et les industries, les prix de l'électricité pourraient varier en fonction des heures de consommation, ce qui encouragerait une consommation d'énergie plus efficace et contribuerait à améliorer les recettes du secteur. Pour les ménages, un système de tarification progressive serait mis en place, dans lequel les clients qui consomment davantage d'électricité paieraient plus. Cette mesure constituerait une première étape vers la réforme du tarif social destiné aux ménages à faible consommation.

« Un secteur de l'électricité durable nécessite des tarifs qui reflètent le coût de la fourniture d'un service fiable tout en protégeant les consommateurs, a déclaré Lejone Mpotjoane, ministre de l'Énergie et des Mines du Royaume du Lesotho. Nous saluons le soutien de la Banque africaine de développement et les données probantes issues de ces études, qui contribueront à orienter les décisions et à renforcer la viabilité financière, l'efficacité et la fiabilité des services d'électricité au Lesotho. »

Les participants ont souligné l'importance de poursuivre les consultations afin de garantir que les préoccupations des consommateurs et les points de vue des parties prenantes éclairent les prochaines décisions réglementaires.

« Cette réforme doit trouver un équilibre entre la viabilité financière du secteur de l'électricité et la protection des consommateurs », a souligné Rhoda Mshana, spécialiste en chef de la réglementation du secteur de l'électricité à la Banque africaine de développement. « La Banque reste déterminée à aider le Lesotho à trouver des solutions qui contribuent à rendre l'électricité plus fiable et plus accessible pour les particuliers et les entreprises », a-t-elle assuré.

Cette initiative s'inscrit dans le cadre du Programme d'assistance technique au secteur de l'énergie en Afrique de la Banque africaine de développement et contribue à « Mission 300 », l'initiative conjointe de l'institution panafricaine et de la Banque mondiale visant à raccorder 300 millions d'Africains supplémentaires à l'électricité d'ici à 2030.

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 90 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.