Allocution d'ouverture de M. Akinwumi A. Adesina, Président du Groupe de la Banque africaine de développement à l'occasion des Assemblées annuelles du Groupe de la Banque africaine de développement - Malabo, Guinée équatoriale, 12 juin 2019

Photo: AfDB
Dialogue présidentiel de haut niveau au 2è jour des Assemblées annuelles 2019 de la Banque africaine de développement.
12 Juin 2019
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African Development Bank (Abidjan)
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Excellence, Monsieur le Président Obiang Nguema Mbasogo de la République de Guinée équatoriale - notre Président hôte ; Excellences, Messieurs les chefs d'État et de gouvernement (citer les noms) ; Mesdames et Messieurs les gouverneurs de la Banque africaine de développement ; Mesdames et Messieurs les ministres, ambassadeurs et chefs de mission diplomatique ; Mesdames et Messieurs les membres du Conseil d'administration, de la Direction et du personnel de la Banque africaine de développement ; Mesdames et Messieurs les partenaires et représentants de la presse ; Distingués invités ; Mesdames, Messieurs.

Je voudrais vous souhaiter la bienvenue aux Assemblées annuelles du Groupe de la Banque africaine de développement. Cet événement annuel restera toujours une occasion privilégiée de partager, avec vous, les points de vue de la Banque sur la situation économique de l'Afrique, vous informer des activités de la Banque, et d'échanger sur les questions émergentes qui sous-tendent l'avenir du continent.

Les Assemblées de cette année ont pour thème l'intégration régionale. Il y a trois ans, en Zambie, les Assemblées avaient mis l'accent sur la priorité « Éclairer l'Afrique et l'alimenter en énergie ». L'année d'après, en Inde, nous nous sommes penchés sur la priorité « Nourrir l'Afrique ». L'année dernière, en Corée du Sud, nous avons privilégié la priorité « Industrialiser l'Afrique ». Cette année, nous mettons l'accent sur la quatrième priorité des High 5, à savoir « Intégrer l'Afrique ».

L'intégration régionale est essentielle pour l'accélération du développement de l'Afrique. Nous devons relier les pays enclavés à des ports. Nous devons permettre la libre circulation des personnes. Les investisseurs doivent avoir la possibilité d'investir au-delà des frontières nationales. Et l'Afrique doit échanger plus avec elle-même.

Fragmentée et divisée, l'Afrique restera faible. Ensemble et dans l'unité, rien ne pourra l'arrêter !

Nous sommes heureux que vous soyez aujourd'hui parmi nous, ici dans ce beau pays de Guinée équatoriale - un pays exemplaire dans le domaine de l'infrastructure.

Toute notre gratitude à Son Excellence le Président Obiang Nguema Mbasogo de la République de Guinée équatoriale, qui a bien voulu abriter les Assemblées annuelles de cette année, et pour la chaleureuse hospitalité qui nous a été réservée.

Permettez-moi de saisir cette occasion pour vous féliciter de la nomination d'un nouveau ministre des Finances, un jeune économiste brillant et dynamique de 39 ans, ancien professeur associé d'économie en Espagne. Monsieur le Président, mes interactions avec lui m'ont persuadé que vous avez fait un choix très judicieux. En le nommant, vous avez donné la preuve que vous faites réellement confiance à la jeunesse, dans ce que vous entreprenez pour l'avenir. C'est vraiment bien joué !

Cette confiance en la jeunesse trouve une illustration dans la création de Teg Campus - un espace de créativité en informatique et en codage ici même à Malabo. Sur place, j'ai pu prendre la pleine mesure du dynamisme, de l'ingéniosité et de l'esprit d'entreprise d'une jeunesse qui bouge. Le terrain de basket était plein à craquer, non pas parce qu'il était rempli de basketteurs, mais de jeunes entrepreneurs en herbe. Teg Campus est en train de jeter les bases de ce qui deviendra la « Silicone Valley » ou, devrais-je dire, la « Forêt de Malabo » pour l'informatique en Guinée équatoriale.

Parmi ces jeunes, je peux citer Sigfredo, qui a créé un robot mobile et souhaite étudier l'aéronautique et la robotique ; Angelica, une fille de 18 ans, qui a inventé un bâton intelligent pour les aveugles et les malvoyants ; Mathias qui, inspiré par la beauté de son pays, a conçu un portail numérique en ligne fabuleux ; Celso, qui a une très bonne idée pour la transformation des mangues et des avocats dans le secteur agroalimentaire ; Quintin, qui développe une application pour la sûreté et la sécurité des utilisateurs de taxi.

Monsieur le Président, la jeunesse équato-guinéenne est le meilleur atout dont vous disposez ! Aussi voudrais-je vous prier de maintenir votre détermination à investir dans la jeunesse !

Lorsque je suis venu en visite en Guinée équatoriale, il y a quelques semaines, vous m'avez réservé un accueil chaleureux, en dépit du deuil que vous viviez. J'ai été fasciné par le niveau d'investissement dans des infrastructures de classe mondiale que votre pays a réalisé, sous votre leadership, au fil des ans.

J'encourage les participants aux Assemblées à prendre un peu de temps, pour visiter ce magnifique pays et se rendre compte de la grande ampleur de son développement. Ainsi, vous découvrirez la Guinée équatoriale que « vous auriez souhaité connaitre plus tôt » !

Nous sommes très heureux de la présence, parmi nous, de plusieurs chefs d'État, dont ceux de la région de l'Afrique centrale. Cette région est dotée de vastes superficies de terres arables, de forêts, de ressources en eau abondantes et d'une riche biodiversité, qui font d'elle un des plus grands trésors de ressources naturelles du monde !

La Banque tient, pour la première fois, ses Assemblées annuelles dans cette région de l'Afrique centrale qui revêt une importance capitale. Ces quelques dernières années, nous y avons investi plus de 13 milliards de dollars. Pour chaque dollar investi, la région a mobilisé 36 dollars, soit un levier remarquable de 36 fois.

Nos investissements ont aidé à construire les réseaux de fibres optiques de l'Afrique centrale, qui offrent aux populations un accès plus rapide et moins cher à l'Internet et stimulent, ainsi, les activités commerciales et l'intégration régionale.

Nos interventions au titre du Fonds du bassin du Congo ont contribué à la conservation des forêts et de la biodiversité. Nous sommes en train de construire pour l'Afrique un avenir prospère, intelligent face au climat et respectueux de l'environnement.

Aujourd'hui plus que jamais, il est urgent de bâtir une Afrique résiliente au climat, comme en témoignent les récentes catastrophes causées par les cyclones au Mozambique, au Malawi et au Zimbabwe. La Banque africaine de développement a mobilisé un soutien en faveur de ces pays, et leur a fourni immédiatement un secours. La semaine dernière, notre Conseil d'administration a approuvé un financement de 100 millions de dollars, pour aider à la reconstruction. La communauté internationale doit aider l'Afrique à s'adapter au changement climatique et à bâtir des économies résilientes, afin de garantir un avenir meilleur.

Et L'avenir du continent s'annonce plus radieux. L'édition 2019 des Perspectives économiques en Afrique de la Banque africaine de développement fait ressortir que la performance économique globale continue de s'améliorer. La croissance devrait atteindre 4 % en 2019 et 4,1 % en 2020. Ce rythme est remarquable, comparé au taux de 2,1 % seulement enregistré pas plus tard qu'en 2016.

Il convient de noter que 40 % des pays africains devraient afficher un taux d'au moins 5 % cette année, grâce à la reprise des cours des produits de base, et à la stimulation de la croissance par la demande intérieure et les investissements dans l'infrastructure.

Les opportunités économiques en Afrique suscitent beaucoup d'intérêt. Et ces opportunités sont énormes. La Zone de libre-échange continentale africaine nouvellement créée fera du continent le plus vaste espace de libre-échange au monde, avec un PIB cumulé de plus de 3 300 milliards de dollars. La simple suppression des barrières tarifaires fera augmenter les échanges d'au moins 53 %, et, une fois les barrières non tarifaires éliminées, le volume des échanges pourrait doubler.

Pour aider à accélérer l'intégration régionale en Afrique, la Banque a été en première ligne sur le front du développement des infrastructures essentielles.

Permettez-moi de partager, avec vous, certains de nos résultats, car, au final, ce sont les actions et les résultats sur le terrain qui comptent.

Ici, en Afrique centrale, la Banque africaine de développement finance le barrage de Natchigal au Cameroun, participe à la réalisation du barrage d'INGA en République démocratique du Congo et s'apprête à soutenir la route du Corridor 13 qui reliera la République du Congo , la République centrafricaine et le Tchad. Toutes ces actions s'inscrivent dans la vision de la Banque africaine de développement que traduit la priorité « Intégrer l'Afrique » des High 5.

Sur les ressources du Fonds africain de développement, nous avons financé la construction du superbe pont Sénégambie - un rêve devenu réalité pour le Sénégal et la Gambie.

Sans relâche, nous nous employons à interconnecter l'Afrique et à attirer les investissements sur le continent.

La Banque africaine de développement est au cœur de la réussite de la Zone de libre-échange continentale africaine. Toutefois, cette réussite repose sur le financement du commerce. La Banque a déjà investi plus d'un milliard de dollars pour soutenir le financement du commerce, ce qui a permis de faciliter 111 transactions dans 43 pays et de générer pour 7 milliards de dollars d'échanges entre pays de la région.

Nous avons investi 1 milliard de dollars supplémentaire dans AfriExim Bank, dont 650 millions de dollars destinés à des lignes de crédit pour le financement du commerce et 350 millions de dollars pour l'assurance du commerce. Nous avons également investi 630 millions de dollars dans deux banques d'Afrique du Sud, la First Rand Bank et AbSA, pour soutenir l'élargissement de l'accès au financement du commerce dans 20 pays.

En collaboration avec la Commission de l'Union africaine et les Communautés économiques régionales, sur l'Indice d'ouverture sur les visas pour l'Afrique, nous continuons de suivre la situation en matière de libre circulation des personnes. Des progrès ont été réalisés, mais il reste encore beaucoup à faire. L'indice d'ouverture sur les visas montre qu'en 2018, les Africains n'avaient pas besoin de visa pour entrer dans 25% des pays de la région. Ils ne peuvent obtenir un visa à l'arrivée que dans 24% des pays et ont toujours besoin d'un visa pour entrer dans 51% des pays.

Pour intégrer l'Afrique, nous devrions faire tomber tous les murs ! La libre circulation des personnes, et en particulier la mobilité de la main-d'œuvre, sont essentielles pour promouvoir les investissements.

Afin d'accélérer les investissements et de mobiliser davantage de ressources pour l'Afrique, la Banque africaine de développement et ses partenaires ont lancé le Forum pour l'investissement en Afrique, qui s'est tenu pour la première fois, l'année dernière, à Johannesburg, en Afrique du Sud. L'événement a attiré plus de 2 000 participants et investisseurs de 53 pays du monde entier, y compris des fonds de pension et des fonds souverains. Les résultats ont été spectaculaires : 38,7 milliards de dollars d'engagements d'investissement ont été mobilisés en moins de 72 heures !

En témoignent les mots du Canadien Chris McLean, PDG de ShoreChair Capital, une société de capital-investissement qui investit de plus en plus en Afrique - je cite « Je voyage et je fais des investissements en Afrique depuis plus de 20 ans, et je n'ai jamais rien vu de comparable au Forum pour l'investissement en Afrique. Ce Forum a créé des bouleversements sismiques » - fin de citation.

Un bon exemple de ces bouleversements sismiques est l'accord de 2,6 milliards de dollars conclu par des investisseurs en Afrique du Sud, pour construire le train Accra Sky au Ghana. Dans la même veine, la Banque africaine de développement, Africa50 et d'autres partenaires ont signé un accord de financement de 500 millions de dollars pour la construction du premier pont routier et ferroviaire reliant les deux Congos : la RDC et la République du Congo.

Et ce n'est qu'un début ! Le Forum pour l'investissement en Afrique 2019 se tiendra à Johannesburg du 11 au 13 novembre. Entourez bien ces dates dans vos agendas!

En 2018, la Banque a aidé à financer et à mettre en œuvre un certain nombre de grands projets de transformation, notamment la construction de nouveaux terminaux aéroportuaires internationaux au Ghana et au Sénégal, et la mise en service du Train express régional du Sénégal, le premier du genre en Afrique de l'Ouest.

Nous avons fourni 16 millions de dollars à la CEDEAO pour appuyer les études de faisabilité de l'autoroute Lagos-Abidjan. Notre investissement dans l'autoroute Addis-Abeba-Nairobi-Mombassa, d'une longueur de 1 000 km, est en train de transformer le commerce entre l'Éthiopie et le Kenya, qui a enregistré une augmentation de 400 %.

Notre investissement pour agrandir le port de Walvis Bay en Namibie ouvre des liaisons commerciales avec plusieurs pays enclavés de la région de la SADC, tels que le Botswana, le Zimbabwe et la Zambie, et a permis une augmentation des volumes d'échanges de 300 000 à 1 million d'équivalents vingt pieds (EVP).

Les investissements de la Banque font de la route du Cap au Caire une réalité. L'année dernière, j'ai eu le plaisir de me joindre au Président de la Tanzanie, S.E. John Magufuli, pour inaugurer la route de 251 kilomètres financée par la Banque, qui relie Dodoma à Babati, un maillon manquant essentiel sur les 10 288 kilomètres de la route transafricaine n°4 Le Cap-Lusaka-Dodoma-Arusha-Nairobi-Le Caire.

Rehema Tukai, qui travaille à Dodoma, a eu beaucoup de choses à dire récemment sur cette route. Un large sourire éclairant son visage, elle s'extasie: « pour visiter ma famille à Kondoa par la route, je mettais 5 heures. Maintenant, je mets à peine un peu plus d'une heure » !

Notre action ne se limite pas à l'infrastructure. La Banque appuie également l'intégration des marchés financiers à travers le continent, par le biais de son Initiative pour les marchés financiers en Afrique. Cette initiative contribue à relier des bourses de valeurs, telles les bourses de Johannesburg, Nairobi, Casablanca, Windhoek, Lagos et Le Caire, qui représentent une capitalisation boursière totale de 1 000 milliards de dollars.

En connectant les pays, grâce à des infrastructures de transport de qualité, et en soutenant les réseaux dorsaux de TIC et les marchés financiers, la Banque œuvre une intégration régionale plus poussée.

Mais soyons clairs : l'intégration régionale n'aura de sens que si la participation des femmes, qui constituent la majorité des commerçants, est effective. Afin de promouvoir les opportunités pour les femmes, l'Action positive pour le financement en faveur des femmes en Afrique (AFAWA) est actuellement déployée pour mobiliser 3 à 5 milliards de dollars, destinés spécifiquement aux entreprises dirigées par des femmes sur le continent.

J'ai été très heureux de voir l'Initiative de financement des femmes entrepreneurs (We-Fi) investir plus de 68 millions de dollars dans l'AFAWA. C'est très encourageant pour les femmes de toute l'Afrique. Quand les femmes gagnent, l'Afrique gagne !

Pour aider l'Afrique à gagner davantage, nous positionnons la Banque de telle sorte qu'elle soit en mesure de relever les défis qui l'attendent. Je suis heureux d'annoncer que, depuis notre dernière rencontre à Busan, il s'est passé beaucoup de choses à la Banque. Sa note AAA a été reconduite, comme elle l'a été au cours des trois dernières années. Nos prêts aux pays ont augmenté, et nos décaissements aussi.

Nous accordons également une plus grande attention à la qualité de nos projets. Le Rapport 2018 sur l'indice de transparence de l'aide classe la Banque au 4e rang des 45 organisations de développement, un signe clair des progrès réalisés pour assurer une plus grande transparence et une meilleure information dans toutes nos opérations.

La Banque a également lancé plusieurs initiatives d'optimisation de son bilan qui ont attiré l'attention du monde entier, notamment l'instrument Room to Run, qui a permis de transférer au secteur privé certains des risques liés à notre portefeuille de prêts dans le cadre d'une initiative de 1 milliard de dollars, une première pour une banque multilatérale de développement.

Mais il ne s'agit pas seulement d'argent. Il s'agit avant tout d'impact sur le développement. Au cours des trois dernières années, la Banque n'a cessé de produire des résultats significatifs : elle a connecté environ 16 millions de personnes à l'électricité et permis à 70 millions de personnes d'accéder à des technologies agricoles pour assurer la sécurité alimentaire, à 9 millions de personnes d'accéder à des financements du secteur privé, à 57 millions de personnes d'emprunter des moyens de transport améliorés et à 31 millions de personnes de bénéficier de services d'eau et d'assainissement améliorés.

Pourtant, l'Afrique a besoin de plus et l'Afrique mérite plus ! Le moment est venu d'en faire plus pour l'Afrique. Nous ne pouvons pas remettre à plus tard ce qui est bon pour l'Afrique.

En tant que Banque de l'Afrique, nous continuerons d'agir pour obtenir plus de résultats, plus de développement et une meilleure qualité de vie pour les populations africaines.

Et c'est dans ce contexte que la Banque vous demande d'apporter un soutien ferme à l'augmentation générale du capital de la Banque africaine de développement et à la reconstitution des ressources du Fonds africain de développement. Nous vous sommes reconnaissants du soutien que vous avez apporté à la conclusion de la Troisième réunion du Comité consultatif des Gouverneurs, qui s'est tenue hier pour discuter de la Septième augmentation générale du capital de la Banque. En juillet, nous rencontrerons également nos donateurs pour discuter de la 15e reconstitution des ressources du Fonds africain de développement.

Nos actionnaires, c'est-à-dire vous, les pays membres de la Banque, êtes nos meilleurs partisans. Comme pour l'intégration régionale de l'Afrique, votre unité et votre soutien collectif à la mission de la Banque font sa force. Je suis convaincu que vous mettrez l'intérêt, les espoirs et les aspirations de l'Afrique au premier plan et que vous accorderez à sa Banque, la Banque africaine de développement, et au Fonds africain de développement, le financement dont ils ont besoin pour aider l'Afrique à atteindre le niveau de développement qu'elle souhaite.

Comme le disait James Champy : « Il n'y a pas de grands résultats sans grandes ambitions ».

Pour accélérer le développement de l'Afrique, les dirigeants africains voient grand - et ils ont raison.

L'Afrique ne doit pas penser petit !

La Banque de l'Afrique, la Banque africaine de développement, ne doit pas penser petit !

Et ses actionnaires ne peuvent pas non plus penser petit pour l'Afrique !

Il ne s'agit pas de ce que vous estimez pouvoir donner à l'Afrique.

Il s'agit de ce dont l'Afrique a besoin, de ce qu'elle mérite !

Excellences, Mesdames et Messieurs les Gouverneurs, Mesdames, Messieurs :

L'Afrique a besoin de vous !

L'intégration africaine a besoin de vous !

Et la Banque africaine de développement a besoin de vous !

Aujourd'hui, le Groupe de la Banque africaine de développement est fort ; il répond aux objectifs de sa mission, et il est prêt à en faire toujours plus pour obtenir de meilleurs résultats pour l'Afrique, avec votre soutien collectif !

Je vous remercie

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