Ce premier rendez-vous a mis en lumière le rôle des micro-ONG dans la lutte contre la pauvreté. L’événement, porté par la Fondation AXIAN et Les Entretiens de Royaumont, ouvre de nouvelles perspectives de coopération.
Un espace de dialogue pour écouter les réalités du terrain
Le 22 avril 2025, l’Université Akamasoa fondée par le Père Pedro a accueilli la première édition des Journées “Se Lever et Combattre la/sa Pauvreté”, une initiative conjointe de la Fondation AXIAN et du think tank Les Entretiens. L’événement a réuni plus de 120 participants venus d’horizons divers : micro-ONG locales, représentants d’institutions malgaches, bailleurs internationaux, fondations et entreprises privées.
Dans un pays où plus de 80 % de la population vit avec moins de 2,15 dollars par jour, cette journée représentait bien plus qu’un simple rassemblement. Il s’agissait surtout de poser un acte de reconnaissance envers les micro-ONG qui œuvrent chaque jour au plus près des réalités du terrain.
Les micro-ONG, souvent sous-financées et peu visibles à l’échelle internationale, ont pu présenter leurs actions, leurs réussites, mais aussi les défis auxquels elles sont confrontées. Accès aux financements, pérennité des projets, méthodes de suivi-évaluation : autant de problématiques centrales abordées lors des panels et ateliers.
« La pauvreté ne se combat pas avec des discours, mais par l’alliance du courage de terrain et de la volonté d’agir. », a souligné Hassanein Hiridjee, président de la Fondation AXIAN et CEO du groupe Axian, en clôture de la journée.
Une dynamique à renforcer
Trois pistes concrètes ont émergé des échanges : la création d’un cadre pérenne d’intermédiation entre micro-ONG et bailleurs internationaux ; le développement de solutions technologiques pour le suivi et la transparence des projets ; et enfin, la structuration d’une communauté francophone d’acteurs engagés à l’échelle locale. Ces propositions, issues du terrain, témoignent d’un besoin urgent de réinventer les modes de collaboration dans la solidarité internationale.
Outre les témoignages, l’événement a été marqué par un panel de bailleurs, une série d’ateliers thématiques (sur le digital, la diaspora ou encore les grands partenariats) et une soirée de clôture à la Fondation H.
Avec l’ambition d’en faire un rendez-vous annuel, les organisateurs souhaitent transformer cette dynamique ponctuelle en moteur durable de coopération et d’innovation sociale. Et au-delà de Madagascar.