Mission 300 - La Banque africaine de développement accompagne la Côte d'Ivoire dans l'accélération de la mise en oeuvre de son Pacte national de l'énergie

14 Septembre 2026
Contenu d'un Partenaire Premium
African Development Bank (Abidjan)

La Côte d'Ivoire va intensifier ses efforts pour traduire son Pacte national de l'énergie en actions concrètes. Tel est l'engagement pris à l'issue d'un atelier d'appui à la mise en oeuvre du Pacte, organisé les 9 et 10 septembre 2026 à Abidjan, la capitale économique ivoirienne.

L'atelier a réuni les principales parties prenantes du secteur, notamment des représentants du gouvernement, des institutions de financement du développement, des partenaires de coopération et d'institutions techniques. Deux jours durant, ils ont examiné les moyens d'accélérer les réformes, de renforcer la préparation des projets, de mobiliser les financements et de consolider les capacités nécessaires à la réalisation des objectifs énergétiques du pays à l'horizon 2030 dans le cadre de « Mission 300 ».

« Nous sommes déterminés à assumer pleinement notre rôle dans la conduite des réformes sectorielles, la maturation des projets et la coordination avec les structures d'exécution. Nous veillerons à ce que les priorités retenues soient traduites en actions cohérentes, suivies et évaluables », a indiqué Souleymane Soro, directeur de Cabinet adjoint du ministre ivoirien des Mines du Pétrole et de l'Energie.

En janvier 2025, la Côte d'Ivoire a présenté son Pacte national pour l'énergie (PNE) à Dar es Salaam en Tanzanie, en fixant quatre objectifs à l'horizon 2030 : un accès universel à l'électricité, un taux d'accès à la cuisson propre de 50 %, une part de 45 % d'énergies renouvelables dans le mix énergétique et la mobilisation de 2 milliards de dollars supplémentaires d'investissements privés. Depuis, le pays a réalisé des progrès significatifs. En 2025, 684 735 nouveaux branchements électriques ont permis à environ 3,56 millions de personnes supplémentaires d'accéder à l'électricité. L'accès à la cuisson propre a atteint environ 41 %, tandis que les énergies renouvelables représentaient 34 % du mix énergétique.

Au début de l'année 2026, cinq des 23 actions prévues dans le Pacte étaient achevées, 12 étaient en cours et six accusaient un retard. Les principaux domaines prioritaires comprennent la réglementation des mini-réseaux et de l'autoproduction, l'ajustement des tarifs, la viabilité financière du secteur, la bioénergie, la cuisson propre et l'intégration régionale.

Le Pacte prévoit des besoins d'investissement estimés à 15,02 milliards de dollars entre 2024 et 2030, dont environ 6,56 milliards de dollars restent à mobiliser.

« La Côte d'Ivoire part d'une position solide. Le pays dispose de l'un des systèmes électriques les plus développés d'Afrique de l'Ouest, s'appuie depuis longtemps sur un modèle de participation du secteur privé à la production d'électricité et joue un rôle important dans les échanges régionaux d'électricité », a déclaré Wale Shonibare, directeur du Département des solutions financières, de la politique et de la réglementation énergétiques (PESR) de la Banque africaine de développement. « Le défi n'est donc pas seulement de définir des ambitions, mais d'accélérer leur mise en oeuvre à l'échelle et au rythme nécessaires pour atteindre les objectifs de 2030. Une meilleure coordination entre le Gouvernement, la Banque africaine de développement, la Banque mondiale et les partenaires au développement sera essentielle pour mobiliser les ressources et faire avancer les projets prioritaires », a-t-il ajouté.

En s'appuyant sur le Document d'appui à la mise en oeuvre du Pacte (CISD) comme feuille de route opérationnelle, les participants ont identifié les actions prioritaires en matière de réformes, de projets, de financement, de suivi et de gestion des risques. Les échanges ont porté sur les moyens d'améliorer la préparation, la maturité et la viabilité financière des projets dans les domaines du solaire, de l'hydroélectricité, de la biomasse, du transport et de la distribution d'électricité, des interconnexions régionales, du stockage et de l'accès à l'électricité.

Pour Marcelin Cissé, directeur général du Plan, représentant le ministre du Plan et du Développement, des dispositions appropriées ont été prises par la Côte d'Ivoire pour un suivi institutionnel de haut niveau afin de garantir l'exécution optimale du CISD.

Le Groupe de la Banque africaine de développement accompagne la Côte d'Ivoire à travers le financement des investissements, l'assistance technique, la préparation des projets et la mobilisation des partenaires, notamment dans le cadre du Programme de renforcement des réseaux de transport et de distribution (PRETD) et, avec la Banque islamique de développement, de la deuxième phase du Projet de renforcement des infrastructures du système électrique et d'amélioration de l'accès à l'électricité(PROSER II).

Pilotée par le Groupe de la Banque africaine de développement et le Groupe de la Banque mondiale, Mission 300 vise à donner accès à l'électricité à 300 millions de personnes supplémentaires en Afrique d'ici à 2030. L'atelier d'Abidjan a été facilité par Sustainable Energy for All (SEforALL) et soutenu par le Programme d'assistance technique au secteur de l'énergie en Afrique (AESTAP) du Groupe de la Banque.

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 90 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.