Nigéria - La Banque africaine de développement et l'ICPC renforcent l'intégrité et la responsabilité dans les projets financés par la Banque

17 Septembre 2026
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African Development Bank (Abidjan)

Le Bureau de l'intégrité et de la lutte contre la corruption (PIAC) du Groupe de la Banque africaine de développement, en partenariat avec la Commission indépendante sur les pratiques de corruption et autres infractions connexes (ICPC) du Nigéria, a réuni les équipes chargées des projets du portefeuille de la Banque au Nigéria afin de renforcer l'intégrité, la responsabilité et la transparence dans la mise en oeuvre de ces projets.

L'atelier de renforcement des capacités, qui s'est tenu en septembre 2026, a réuni des chefs de projet, des comptables, des spécialistes des marchés publics et d'autres membres du personnel travaillant sur diverses opérations financées par la Banque, dont le Projet d'électrification du Nigéria (NEP), le Programme d'investissement dans les entreprises numériques et créatives (iDICE) et le Projet de corridor routier Abidjan-Lagos.

Rosemond Offei-Awuku, économiste en chef du développement à la Banque africaine de développement, a exhorté les participants à respecter les normes les plus élevées en matière d'intégrité et de responsabilité dans le cadre des opérations financées par la Banque.

« Cette formation préventive est essentielle pour aider les équipes de projet à identifier rapidement les risques liés à l'intégrité, à comprendre les pratiques interdites, à renforcer les contrôles internes et à prendre des mesures correctives avant que les problèmes n'affectent la passation des marchés, les décaissements et la mise en oeuvre des projets. Nous restons déterminés à instaurer une culture d'intégrité, de prévention et de responsabilité dans l'ensemble des opérations financées par la Banque », a-t-elle déclaré dans une allocution prononcée au nom d'Abdul Kamara, vice-président par intérim chargé du Développement régional, de l'Intégration et de la Prestation de services, et directeur général du département pays du Nigéria.

L'atelier portait sur les risques de corruption, la conformité en matière de passation de marchés, le leadership éthique et les outils pratiques pour renforcer la responsabilité tout au long du cycle du projet. Les participants ont découvert le cadre de Revue proactive de l'intégrité (PIR) de la Banque et discuté des signaux d'alerte en matière de corruption, de la gestion des conflits d'intérêts, de la diligence raisonnable en matière d'intégrité, des mécanismes de dénonciation, des exigences en matière de tenue des registres, ainsi que des contrôles relatifs à la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme.

Anele Ncube, cheffe de division à PIAC, a souligné l'importance de dialoguer directement avec les équipes de projet afin de mieux comprendre les réalités de la mise en oeuvre et de renforcer les mécanismes de responsabilité :

« Nous sommes là pour soutenir les équipes de projet, partager des outils de prévention et créer des opportunités d'engagement véritable. Ces échanges nous aident à mieux comprendre les réalités de la mise en oeuvre tout en veillant à ce que l'intégrité et la responsabilité restent au coeur de la réalisation des projets. »

Clement Obaniyi, directeur adjoint de l'ICPC, a insisté sur l'importance de renforcer les garde-fous institutionnels avant que la corruption ne compromette les résultats en matière de développement.

« La corruption ne profite à personne. Aussi fonctionnel et bien conçu que peut être un projet, dès lors que la corruption s'y invite, le rapport qualité-prix disparaît, et le projet devient contre-productif. C'est pourquoi l'ICPC s'engage non seulement à faire respecter la loi, mais aussi à sensibiliser les institutions et à prévenir la corruption avant même qu'elle ne se produise. »

Cette initiative au Nigéria s'inscrit dans le cadre des efforts plus larges déployés par PIAC pour renforcer les mesures proactives en matière d'intégrité et de lutte contre la corruption dans les pays membres régionaux de l'institution panafricaine. Des ateliers similaires ont été organisés en Namibie, en Afrique du Sud, au Lesotho, au Kenya, au Burundi et au Cameroun ; d'autres initiatives sont prévues au Mozambique, en Angola et en République démocratique du Congo.

Taiwo Olawoyin, spécialiste principal des approvisionnements pour le Projet d'électrification du Nigéria, a reconnu que les discussions avaient apporté des enseignements pratiques applicables dans la mise en oeuvre quotidienne des projets :

« Pour nous qui travaillons dans le domaine de la passation de marchés, cet atelier a constitué un rappel utile de l'importance d'une documentation adéquate et de la responsabilité tout au long du cycle du projet. Il a offert une plateforme précieuse pour dialoguer directement avec la Banque et l'ICPC, partager nos expériences et acquérir des connaissances pratiques pour affronter les défis tout en garantissant la conformité. »

La Banque africaine de développement renforce la culture de prévention, d'intégrité et de responsabilité dans l'ensemble de ses opérations afin de garantir que le financement du développement offre un bon rapport qualité-prix, profite aux bénéficiaires concernés et produise des résultats durables pour les communautés.

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