Fondée en 1964, la Banque africaine de développement est née de la vision audacieuse des pères fondateurs du continent : créer une institution capable de financer le développement de l'Afrique avec une ambition panafricaine forte.
Alors qu'elle a célébré son 60e anniversaire au cours de l'année écoulée, la Banque incarne la transformation du continent. De ses débuts avec 23 pays membres et une petite équipe opérationnelle, elle est devenue aujourd'hui la première institution de financement du développement en Afrique, avec 81 États actionnaires et plus de 2 000 collaborateurs. Son capital a bondi de 250 millions de dollars à sa création à 318 milliards de dollars, consolidant son statut d'institution financière notée « AAA », pour garantir aux pays africains un accès optimal aux financements.
Un partenariat de référence avec le Maroc
Le Maroc figure parmi les premiers pays africains à avoir bénéficié de l'appui de la Banque, avec un premier financement accordé en 1978 pour un projet d'eau potable et d'assainissement. Depuis, ce partenariat s'est considérablement renforcé, avec plus de 150 projets financés pour un total de près de 15 milliards d'euros.
« Notre relation avec le Maroc est une relation d'excellence au caractère multidimensionnel, favorisant un développement durable dans divers secteurs, du transport à l'éducation », souligne Achraf Tarsim, le responsable du bureau pays de la Banque pour le Maroc. Ce soutien s'est concrétisé ces dernières années à travers des chantiers d'envergure, tels que le complexe solaire Noor Ouarzazate, l'un des plus vastes au monde, et le port Nador West Med, un hub stratégique pour le commerce maritime régional. La Banque a également joué un rôle clé dans la modernisation des infrastructures de transport et d'énergie, contribuant ainsi à renforcer la compétitivité du Maroc sur la scène africaine et internationale. Au-delà des infrastructures, l'institution s'est engagée activement dans les secteurs sociaux, soutenant les réformes dans l'éducation, la santé et la protection sociale.
En 2022, la reconstitution des ressources du Fonds africain de développement à Tanger a marqué une étape historique, avec un montant record de 10 milliards de dollars. À cela s'ajoutent d'énormes ressources mobilisées grâce à l'Africa Investment Forum (AIF). En 2024, l'AIF a attiré des dizaines de milliards de dollars d'intérêts d'investissement lors de ses boardrooms à Rabat, ce qui devrait faciliter le financement de projets structurants à l'échelle du continent.
Des résultats concrets et une reconnaissance internationale
En 60 ans, l'impact de la Banque se mesure en millions de vies transformées. Depuis ses premiers financements dans les années 1970 jusqu'aux mégaprojets d'aujourd'hui, plus de 6 500 projets ont été mis en oeuvre à travers l'Afrique. Entre 2015 et 2025, les projets financés par la Banque et ses partenaires ont permis d'impacter la vie de millions de personnes en Afrique dans des domaines variés comme les infrastructures, l'éducation, l'agriculture, l'accès à l'énergie, à l'eau potable ou à l'assainissement, etc.
L'excellence de la Banque est régulièrement saluée à l'échelle internationale. En 2022, Global Finance l'a désignée meilleure banque multilatérale de développement au monde. Elle a également été classée institution financière la plus transparente par Publish What You Fund, un organisme de référence en matière de gouvernance financière.
Un triple « A » au service de tout le continent
L'Afrique est confrontée à des défis majeurs : changement climatique, instabilité géopolitique et accès au financement international. La Banque entend jouer un rôle moteur pour aider le continent à relever ces défis, notamment à travers des mécanismes financiers innovants et des investissements ciblés pour renforcer la résilience économique et environnementale du continent. La Banque a été le fer de lance de la campagne pour la réaffectation des droits de tirage spéciaux (DTS) du Fonds monétaire international vers les banques régionales de développement.